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Table ronde
S’inscrivant dans l’anthropologie et l’ethnographie spatiale, cette étude a examiné l’usage des espaces publics par plusieurs groupes sociaux, focalisant sur leur expérience de la ville, et leur sociabilité au quotidien. Bien que les parcs de Saint-Léonard soient reconnus par les aîné.e.s et les intervenant.e.s communautaires pour leur qualité (grands, verts et bien équipés), les jeunes trouvent que les parcs sont vides, peu arborés, mal entretenus et peu attrayants. Les jeunes occupent l’espace public à leur façon, en investissant des cours d’écoles, des devantures de commerces ou encore des stationnements. Or, les activités des jeunes telles que jouer, chiller, boire, manger …
Quelle place la ville réserve-t-elle aux adolescentes? Que font-elles, entre l’école et la maison? Depuis 2018, par différentes méthodes qualitatives (caractérisation des espaces publics, observations, entretiens semi-dirigés in situ, visite de parc, ateliers de cartes mentales et de projections architecturales), nous recueillons auprès d’adolescentes du quartier montréalais de Pointe-aux-Trembles des données sur leurs pratiques des espaces publics. Nos données révèlent surtout la difficulté qu’ont les adolescentes à nommer, qualifier ou mettre de l’avant ces pratiques. Nous évoquons le concept de tabou pour expliquer leur invisibilité (en recherche comme dans la ville) et leur internalisation de la discrimination de genre. Nous …