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Quoique la phonologie soit associée au son, il a été proposé que les langues des signes (LS) soient des systèmes linguistiques organisés phonologiquement. Depuis les travaux de Stokoe (1960), le phonème a été étudié dans différentes LS. Plusieurs modèles rendent compte de la phonologie des LS (entre autres : Brentari, 1998; Klima and Bellugi, 1979; Miller, 1997). La difficulté de circonscrire un ensemble fini d’unités phonologiques pour les LS amène certains à critiquer ce point de vue (Liddell, 2000). Hormis l’intérêt d’une telle question sur le plan descriptif, le problème du niveau phonologique pour les LS est pertinent dans le …
Les langues des signes (LS) se distinguent des langues orales (LO) sur le plan de la modalité d’expression. La modalité visuo-spatiale a un impact à tous les niveaux de structure des LS, et le fait de pouvoir situer des éléments lexicaux dans l’espace discursif pour l’établissement des relations les distingue des LO. Quatre stratégies (manuelles et non manuelles) sont attestées pour marquer l’association spatiale d’un nom et d’un locus : la localisation directe dans l’espace, l’utilisation du signe POINTÉ, la direction du regard et la position du tronc. Ces stratégies peuvent être utilisées seules ou en concomitance pour situer un …
La cliticisation des pointés-pronoms finaux en langue signée est un sujet très peu abordé jusqu'à maintenant et ne fait pas l'unanimité dans la littérature. En LSQ, la possibilité de marquer l'accord en personne pour certains verbes à forme phonologique figée semble correspondre, entre autres, à l'utilisation de pronoms qui suivent le verbe. Un tel phénomène a aussi été relevé dans d'autres langues signées comme la langue des signes américaine (Wilbur, 1979; NKMBL, 2000), la langue des signes japonaise (Torigoe, 1994) et la langue des signes néerlandaise (Bos, 1990, 1995). Ces chercheurs ne s'entendent pas sur la nature et la fonction …