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On pourrait faire tout un colloque sur la Nouvelle-Orléans, New York, Toronto, Mexico, New Delhi, Katmandou, Ottawa, Moncton même : nombreux sont les poètes acadiens ou franco-ontariens qui ont évoqué ces villes et ont trouvé en elles le sens de leur écriture. À ce palmarès, Montréal ne figure pas. Elle est extraordinairement absente de l'imaginaire littéraire du Canada francophone minoritaire. C'est à cette absence emblématique que je propose de consacrer les premières pages de ma communication. Cette introduction par la négative m'amènera, cependant, à considérer une exception de taille, celle de J.R. Léveillé, poète, romancier et essayiste franco-manitobain, dont l'oeuvre …
Depuis plus de 30 ans en Ontario français, la littérature a porté à elle seule le poids de la question identitaire, de savoir qui nous étions comme individus et comme collectivité. Et cette interrogation, souvent pressante, s'est ouverte sur une conception cataclysmique de l'histoire. S'il y avait lieu de parler d'une identité franco-ontarienne dont la littérature pouvait évoquer les traces fragiles, cette identité approchait toujours le non-être. Cette question de l'identitaire a-t-elle fait son temps? La réponse est certes non. Mais du même souffle il convient rigoureusement de détacher la littérature franco-ontarienne et son institution du seul enjeu identitaire et …