Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Filtrer les résultats
L’homicide conjugal interpelle l’opinion publique autant que les clinicien-nes et chercheur-es dans le domaine social ou de la santé mentale. L’avancement des connaissances s’impose dans ce domaine. Le terme uxoricide est utilisé lorsqu’un homme tue sa conjointe, tandis que le terme maricide est employé lorsqu’une femme tue son conjoint. Nous présenterons d’une part, les définitions suivantes : agressivité, colère, violence. L’agressivité qui fait partie de la vie permet, lorsque bien canalisée, de faire sa place. D’autre part, nous apporterons des pistes de réflexions sur l’agressivité qui devient violence, qui peut amener des comportements de contrôle ou d’autodestruction. Dutton (1998) souligne …
Plusieurs études ont démontré jusqu’ici l’existence d’un lien entre le trouble de personnalité limite et la violence manifestée par les hommes envers leur conjointe. Dutton (1996) a souligné que des caractéristiques constituant l’Organisation limite augmente la probabilité de manifestation de comportements agressifs envers la conjointe. Dans sa théorie, Kernberg (1993) a précisé que la faiblesse du Moi, entraînant la difficulté à tolérer l’anxiété et le manque de contrôle des impulsions, peut expliquer les conduites hétéro-agressives. Plus spécifiquement, Gacono et Meloy (1992) ont relevé des indices au Rorschach plus fréquemment observés chez un groupe de sujets présentant des traits antisociaux, soit …
La violence conjugale fait de plus en plus l’objet de discussion dans les médias, chez les cliniciens et chercheurs, et ce, autant du point de vue biologique, psychologique que social. Dans cette présentation, nous exposerons d’une part, les caractéristiques de la personnalité de l’homme violent envers sa conjointe, d’autre part, nous apporterons des précisions quant à l’homicide conjugal. Selon Dutton (1996), il y a différents sous-groupes d’hommes violents : l’homme violent à humeur instable est hypersensible à la séparation correspondant à la dynamique borderline, l’antisocial ou le psychopathe dont la violence est autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la famille …
Selon le DSM-IV, le trouble de la personnalité limite se caractérise par l'instabilité de l'identité, des relations interpersonnelles et de l'humeur (APA, 1994). Le trouble limite est particulièrement exposé au passage à l'acte suicidaire (APA, 1994). Précisément, la sévérité de la pathologie limite est déterminée par la faiblesse du Moi qui favorise une propension au passage à l'acte suicidaire (Kernberg, 1979). Il est plus difficile pour le sujet limite suicidaire de prendre en charge ainsi que de tolérer ses pulsions et ses angoisses sans risque d'être débordé, puis de passer à l'acte suicidaire (Kernberg, 1993). Or, dans le test de …
Plusieurs recherches ont établi un lien entre les passages à l'acte auto-agressifs et la dépression dans le trouble de personnalité limite (Yeomans, Hull & Clarkin, 1994; Soloff, Lis, Kelly, Cornelius & Ulrich, 1994). Il a également été démontré qu'il y a présence de symptômes dépressifs chez les états-limites se servant de défenses actives tels que les comportements passifs-agressifs, l'absence à une séance thérapeutique et la consommation de drogue (Perry, 1990). À notre connaissance, aucune étude n'a permis de mesurer directement le lien entre la dépression et le passage à l'acte envers autrui. La présente étude a donc pour objectif d'étudier …