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Nous défendrons l'hypothèse voulant que le subjonctif, dans les complétives, soit un mode par défaut, non marqué, s'opposant à l'indicatif, mode marquant l'assertion. Cette perspective, un peu sur le modèle de l'opposition V2 marqué et V final non marqué des langues germaniques, permettrait de résoudre le problème des conditions d'emploi contradictoires du subjonctif avec les verbes factifs et les verbes modaux, lorsqu'abordé simplement en termes de valeur de vérité. Selon la perspective adoptée, c'est plutôt l'emploi de l'indicatif qu'il faut expliquer, le subjonctif étant un mode non assertif. En nous servant de la définition pragmatique de la présupposition (ce que …
Nous présentons les processus phonologiques (assimilations, harmonisations, substitutions, réductions de groupes consonantiques, semi-vocalisation, redoublement…) observés dans un corpus prélevé chez un enfant québécois de 2;l à 2;6 ans. Nous illustrons brièvement ces processus répertoriés à partir d'exemples du corpus. Nous insistons cependant sur les processus qui n'ont pas été notés dans la littérature adoptant ce type d'approche (Ingram, Velten, Menyuk et Menn, Smith…). Certains de ces processus sont vraisemblablement propres au français et observables chez l'adulte, mais généralisés par l'enfant, comme la réduction de groupes vocaliques, ou découlent de propriétés propres au français exploitées par l’enfant, comme l'assimilation nasale, la …
Nous montrons qu'en français, à l'exception du passé simple qui est perfectif, tous les temps simples sont neutres, contra Smith 93 et, qu'en anglais, contra Smith, seul le passé simple est neutre. Nous montrons que dans les deux langues, les temps composés sont dérivés des temps simples et héritent de la neutralité des temps simples. L'interprétation ouverte (imperfective) est strictement prévisible et régulière alors que l'interprétation fermée (perfective) n'est prévisible que pour les temps du passé. Dans le présent et le futur, l'interprétation fermée est la plus instable (intra et inter linguistiquement): elle est inexistante en anglais et, en français, …
Dans ses travaux sur le "paramètre" de l'aspect, Carolta Smith montre que les français et l'anglais traitent différemment les verbes d'état employés avec l'aspect perfectif (réalisé en anglais par le perfect): le perfectif anglais présente les procès d'état comme réalisés, c'est-à-dire admettant une interprétation avec ou sans borne finale, contrairement au perfectif français qui présente tous les procès, y compris ceux d'état, comme fermés. Nous montrons que cette observation permet d'expliquer une source d'erreurs fréquentes observées chez les anglophones dans l'acquisition des temps du passé en français, erreurs qui se manifestent par la sous-utilisation de l'imparfait (ou la sur-utilisation du …