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En marge des exemples convenus des parallèles des Anciens et Modernes, il existe des corpus foisonnants depuis le christianisme primitif de la comparaison des saints martyrs avec Jésus-Christ, reprenant certes le schéma antériorité et autorité du modèle — contemporanéité du comparé. Mais à cette similarité avec le parallèle laïc, souvent renvoyant à un personnage païen pour l'une de ses figures, il y a une différence fondamentale qui vient déplacer l'exercice même de la comparaison : par son ontologie divine, le Christ est progressivement abstrait de la temporalité de sa vie comme homme, et de la sorte, l'exercice oratoire est déplacé …
Pour Pascal, l'exercice de la pensée suppose encore le schème de la picturalité et donc de la perspective; tenir un propos éthique, sinon eschatologique, est conditionné par le fait de poser un regard. Dans les Pensées, ce n'est pas les objets à voir qui font défaut, mais le lieu d'où les regarder. Il n'y a pas de "point indivisible" d'où appréhender le monde, l'homme, sa finalité, car l'œil détaille à l'infini. En déshérence du regard de Dieu - œil du monde sur le monde (Scipion Dupleix) et tiraillé par l'aporie zénonienne, Pascal n'a pu évidemment achever son Apologie de la …