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En 2009, la scène littéraire norvégienne est ébranlée par la parution du premier tome de la série Min kamp (Mon combat en français). Le choc est grand : Karl Ove Knausgård, auteur reconnu dans le monde scandinave franchit la limite implicite d’une pudeur autobiographique que suivait, jusqu’à ce jour, la littérature norvégienne. La mort d’un père, premier tome de la série, jette en effet les bases d’un projet d’écriture qui carbure au dévoilement de soi et de l’autre. Écrit dans un style qui se colle au réel, Min kamp sera au cœur d’un débat national sur le droit que possède …
C’est bien connu : les médias orientent ostensiblement l’opinion du public sur le criminel. La figure du meurtrier est déformée, grossie jusqu’à masquer le visage réel de l’homme pour n’exposer qu’une image monstrueuse, épouvantable, inhumaine. Ce recours à la figure du monstre (ou du Mal, du diable, de Satan) se conforme à l’excès de pathos employé par les journalistes fait-diversiers. Mais qu’advient-il du criminel en contexte littéraire, quand un écrivain construit une fiction à partir d’un fait divers ? Comment est-il représenté ? Y a-t-il rejet ou maintien de la figure du monstre ? Les modes de représentation du criminel …