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Depuis une dizaine d’années, on observe au Québec et au Canada l’émergence de divers groupes d’extrême droite. Les chercheurs ont tenté d’en dresser une cartographie (Parents et Ellis 2014; Scrivens et Perry 2015; Tanner et Campana 2014), d’en répertorier les actions violentes (Bérubé et Campana 2015), et ont analysé les facteurs facilitant l’émergence du phénomène (Perry et Scrivens 2016; Bérubé 2016), dont sa diffusion à travers les médias sociaux (Nadeau et Helly 2016). Or, on s’est jusqu’ici très peu intéressé aux militants eux-mêmes, à ceux qui sont pourtant les « sujets » de la haine. Dans cette communication, je partirai …
À la lumière des événements récents, cette communication s’intéresse à la montée des extrémismes politiques au Québec. Or, il ne s’agira pas tant de porter notre regard sur un groupe ou une tendance en particulier, mais de discuter du phénomène de la ‘radicalisation’ dans ses dimensions générales et transversales.Nous appréhenderons la ‘radicalisation’ comme un processus ‘relationnel’, c’est-à-dire un processus dans lequel différents groupes d’acteurs sont en interaction constantes et se (re)positionnent sans cesse les uns par rapport aux autres, en fonction de leurs objectifs, de leurs rapports de force et d’un contexte qui lui aussi évolue et se transforme. La …