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Dès les années 1960, l’Occident entre dans une ère de la performance biotechnique. La mort du 19e siècle chargée de symbolique, familière, collective, ritualisée et à domicile est délogée pour une mort qui paraît, pour plusieurs, vide de sens, dans le silence et l’isolement, dans un lit d’hôpital. Le constat de la déshumanisation et de la désocialisation dans la prise en charge du mourir technico-scientifique contribue à l’émergence, dans les années 1970, du modèle biopsychosocial et spirituel, véhiculé par la culture transnationale palliative. En défendant une prise en charge humaniste de la souffrance totale du mourant, les soins palliatifs génèrent …
Cette communication a pour objectif de mettre en lumière la définition du bien mourir dans la culture palliative québécoise actuelle. Plus précisément, nous nous intéresserons au rôle attribué au mourant dans la prise en charge de sa propre mort.Le paradigme du bien mourir, conçu sous l'angle de la «bonne mort» (Ariès), s’est transformé au cours des dernières décennies. Dans les différents modèles alternatifs actuels de la prise en charge de la fin de vie en Occident, la discipline palliative couvre un espace nouveau et intermédiaire entre les soins curatifs et le décès. Désireuse de prendre en charge le patient dans …