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En logique scientifique les anciens ne distinguaient pas entre "matière" et "forme" à propos des deux premières opérations de l’esprit. Si avec les mathématiciens modernes nous faisons cette distinction, ou la forme d’une proposition consistera dans son expression purement symbolique (celle-ci n’est ni vraie ni fausse), ou la proposition sera hypothétique. Dans ce dernier cas l’on peut ramener la logique mathématique aux rationes logicae de la dialectique aristotélicienne, laquelle n’est qu’un cas particulier de la logique classique.
De même que la critique des mesures d’espace et de temps est indépendante des principes de la relativité restreinte et généralisée, de même le principe méthodologique de l’indéterminisme, lequel n’est qu’une formule plus précise du principe classique de causalité physique, est indépendant de la portée des relations d’incertitude de la physique quantique moderne.
Les propriétés physiques définies par la description d’une expérience opératoire ne sont que des signes instrumentaux et artificiels de l’état absolu de l’univers que l’on trouve défini par Eddington dans The mathematical theory of relativity. Cependant, cette distinction serait dépourvue de sens si nous n’avions de cet état absolu une connaissance qui n’est pas fondée sur l’expérience opératoire. Attendu que la fin qu’on se propose dans l’expérience opératoire est de se soumettre autant qu’on le peut à des conditions indépendantes de notre intervention, cette expérience n’est réussie que dans la mesure où elle est elle-même mesurée par l’état absolu de …
Les théories scientifiques ne sont pas scientifiques au sens aristotélicien, mais dialectiques. Les raisons proprement théoriques sont toujours d’ordre formellement logique. L’expérience scientifique suggère une limite idéale, mais cette limite n’est pas nécessairement ontologique (PLATON), l'idéalisation qu'elle suggère est formellement logique (ARISTOTE). C'est la fonction propre de la dialectica utens de déduire à partir de semblables raisons logiques certaines conclusions probables concernant les choses, et c'est par là qu'elle se distingue de la logique scientifique, et de la philosophie. (ARISTOTE, Post. Anal., livre I, c. xi, 77a26-35; saint THOMAS, ibid., leçon 20. Metaph., livre IV, c. 2, 1004b16-26; saint THOMAS, …