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Propulsée par la Commission de vérité et réconciliation du Canada (2012, 2015), l’inclusion des perspectives autochtones dans les curriculums canadiens se heurte, d’un point de vue didactique, au rôle joué par les disciplines dans le processus de colonisation. L’histoire et la géographie, par exemple, ont permis la construction d’un imaginaire colonial, légitimant l’occupation et la dépossession du territoire et normalisant le tout dans des récits nationaux, des cartes et des représentations du territoire (Clement, 2019; Larochelle, 2019). Alors que l’enseignement du « territoire autochtone » est prescrit par le programme de géographie au secondaire (Gouvernement du Québec, 2004), les perspectives …
Dans le cadre de ma recherche doctorale, je m’intéresse à la présentation des perspectives autochtones dans le cours d’Histoire du Québec et du Canada (HQC) de secondaire 3 et 4 (Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur, 2017). J’ai entamé à l’hiver 2019 une démarche collaborative avec le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki, principalement David Bernard (Bureau du Ndakina) et Valérie Laforce (Niona).En tant que chercheuse non autochtone, ma posture de départ m’amène à vouloir agir sur le récit national transmis dans le cours d’HQC, et à « déstabiliser » les élèves non autochtones de la majorité d’origine canadienne-française …
Au Québec, comme dans beaucoup de sociétés contemporaines, la prise en compte de la diversité des expériences et perspectives historiques se heurte au récit univoque de l’expérience de la majorité, qui sert de pivot à l’enseignement de l’histoire. Ainsi, certains rapports de pouvoir sont rendus visibles au détriment d’autres, ce qui contribue à assurer la pérennité d’un certain ordre social. Si le programme contraint les enseignants en leur imposant ce cadre national, ceux-ci, une fois dans l’action, peuvent néanmoins bonifier leur enseignant. Ils peuvent même détourner le programme. Que pensent et que font les enseignants de cette zone de liberté …
Comme dans d'autres régions éloignées, les Innus de la Basse-Côte-Nord ont longtemps « échappé » au contrôle des Affaires indiennes. Après la Deuxième guerre mondiale, alors que la région vivait un boom économique et une poussée démographique sans précédent, on a créé plusieurs petites réserves sur la Cote‐Nord. Justifiée par une réduction des coûts et un rassemblement de la main-d'œuvre près des centres, la politique des Affaires indiennes passait alors par le regroupement et le déplacement de certaines bandes innues. En 2013-2014, j'ai mené un projet d'histoire orale la communauté de Nutashkuan, portant sur la création de la réserve dans …
Mon projet de recherche porte sur la création de la réserve innue de Nutashkuan dans les années 1950. À travers des entrevues d’histoire orale réalisées avec des membres de la communauté, et à l’aide de photographies d’époque et d’archives des missionnaires et des agences fédérale et provinciale, je tente de comprendre comment une réserve s'est établie à l’embouchure de la Grande rivière Natashquan, et comment les Innus qui l’habitent se souviennent de ces événements.Dans le cadre de cette communication, je souhaite aborder plus spécifiquement le processus de recherche en lui-même et certaines questions méthodologiques liées à mon projet. En 2005, …