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ans les discours critiques en arts visuels, la recherche-création fait souvent l’objet de tirs croisés. Elle y est parfois simplement ignorée, décrite à mots couverts comme scolaire, associée à la période de formation de l’artiste, ou dominée par des impératifs extra-esthétiques (Bruneau, Villeneuve et Burns 2007). Il est toutefois marquant de constater à quel point ce qu’elle mobilise définit l’art contemporain. Du process art à l’art conceptuel, de la performance à l’art communautaire, ses grands principes trouvent écho dans la manière dont la recherche-création est aujourd’hui théorisée en Amérique du Nord et en Europe (Loveless 2012 ; Knowles et Cole …
Lorsque l’art s’affiche dans des espaces publicitaires (L. Levine, B. Kruger, J. Holzer), les œuvres sont soumises à la contingence de la réception. Celles qui portent en plus un message politique dépendent d’une disponibilité et d’une sensibilité soutenue de la part des spectateurs pour engendrer un effet. Pour Jacques Rancière, l’efficacité politique de l’art contemporain ne s’envisage qu’à partir d’une expérience esthétique qui, par la distance qu’elle instaure avec « l’expérience ordinaire du sensible », actualiserait ce qu’il appelle le pouvoir dissensuel de l’art. L’étude de l’efficacité politique du billboard art repose donc, en premier lieu, sur une expérience esthétique …