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L’«obésité» constitue une condition de santé contestée. Si elle est définie comme une maladie à traiter dans le domaine médical, elle reste appréhendée comme une responsabilité morale individuelle dans l’espace public. Des mouvements sociaux se sont constitués pour dénoncer autant la médicalisation que la moralisation culturelle de l’apparence, et leurs répercussions plus accrues sur les femmes. En parallèle, la chirurgie bariatrique connait depuis 30 ans une forte expansion. Si cet élan de médicalisation semble venir renforcer la représentation de l’« obésité » comme maladie à soigner, cette interprétation doit être nuancée. En m’appuyant sur les résultats d’une enquête de terrain …
Visant à produire des comportements sains en matière de consommation alimentaire et d’activité physique, les stratégies de santé publique entourant l’obésité déploient une logique de responsabilisation des citoyens dans la surveillance de leurs risques de surpoids. Face à des injonctions faisant de la gestion de son poids un enjeu d’inclusion sociale, ont émergés de nouvelles biosocialités constituant diverses manières pour les individus de négocier leur rapport aux normes instituées. Celles-ci vont de l’adhésion aux normativités portées par la santé publique (les foodies rejoignant certains discours santéistes) à une résistance à celles-ci (le Fat Activism se réappropriant le stigmate associé à …