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Le phénomène trans tend aujourd'hui à faire l'objet d'une lecture en termes de diversité sexuelle (comme on parlerait par exemple de diversité sexuelle) et de minorité sexuelle (comme on parlerait par exemple de minorité linguistique). On se trouve ainsi devant des identifications, qui, comme le suggère l'idée de minorité, sont peut-être moins communes ou quantitativement plus marginales, mais qui, comme le suggère cette fois l'idée de diversité, représentent des occurrences normales, légitimes, d'une société faite de différences et d'identités plurielles. Cette lecture du PT, en rupture avec ses conceptions historiques en termes de déviance et de pathologie, interroge de manière …
Historiquement associé à l'univers de la psychopathologie et de la déviance, le phénomène trans – pour transsexualisme, transidentité et identité transgenre – fait aujourd'hui l'objet d'une relecture en termes de droit à la libre expression de l'identité (i.e. de genre), questionnant la légitimité des diagnostics psychiatriques de transsexualisme et de troubles de l'identité. Cette communication vise à examiner la manière dont la problématisation du phénomène trans comme phénomène identitaire, en faisant de l'expérience que l'individu fait de lui-même un principe de découpage normatif, oblige à questionner les frontières usuellement établies entre le normal, l'anormal et le pathologique. Dans cette perspective, …
Les diagnostics psychiatriques de transsexualisme (CIM-10) et de troubles de l’identité de genre (DSM IV), de même que la prise en charge des personnes trans par la psychiatrie font actuellement l’objet d’un vaste débat dans la plupart des pays occidentaux. À la pathologisation et à la psychiatrisation de la condition trans répond une relecture du phénomène en termes de minorité sexuelle (comme on parlerait de minorité ethnique) ou encore comme figure de la diversité sexuelle (comme on parlerait de diversité religieuse). On réfère alors moins à l’univers de la pathologie, de la souffrance psychique et de la déviance qu’à celui …
Depuis les dernières années, les différentes études sur les minorités sexuelles semblent toutes faire un même constat : s’il n’y a pas eu révolution sexuelle (Foucault, 1976), si sexe et sexualité sont moins « libérés » qu’ils n’en paraissent, ils n’en demeurent pas moins le lieu d’une autonomisation de l’individu, à tout le moins d’une revendication d’autonomie face aux diverses institutions (l’État, l’Église, la famille, le droit, etc.) qui auraient façonné l’individu à travers la sexualité. L’individualisme moderne se ferait aussi à travers le corps, voire à travers la sexualité et le sexe. Les phénomènes trans (transsexualisme, transgenre, et transidentité), …
Les catégories de transsexuel, transgenre et transidentité permettent de rendre compte de la diversification contemporaine des individualités sexuelles possibles, tant du point de vue empirique que théorique. Depuis les années 1990, le champ des Transgender studies constitue un tournant majeur dans l’appréhension de ces diverses formes de minorités sexuelles : à la multiplication des publications répond le foisonnement, presque infini, de leurs interprétations et définitions possibles. Si la majorité des auteurs se sont intéressés aux formes de stigmatisation et de discrimination dont sont victimes les individus « trans », peu d’entre eux se sont intéressés à l’espace conceptuel (Davidson, 2005) …