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Chez certains poètes du début du 20e siècle, s’accomplit le mouvement suivant : à la période rompue et à la singularité marquée de la parole symboliste, le poème de 1914-18 tend à substituer la voix d’un poète-voyant dont le passage à la limite provoqué par l’expérience de la guerre autoriserait en quelque sorte l’adéquation de nature épique au monde présent, même fragmenté et "abandonné des dieux", pour reprendre la formule de Lukacs. C’est le cas des Poèmes de la paix et de la guerre (sous-titre du recueil Calligrammes) de Guillaume Apollinaire, dont j’entends proposer une lecture qui fera ressortir le …