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Les historiens au Québec comme ailleurs se sont souvent représentés comme des «ouvriers» (Frégault) réputés pour leur savoir-faire. Dans un récent article de History and Theory, Barrera souligne qu’ils considèrent le vrai historien comme celui mettant en œuvre son savoir pour connaître le passé. Ainsi, le discours qu’ils tiennent non sur le passé, mais sur le savoir en fonction duquel ils le connaissent, l’épistémologie, est déconsidéré. On livre certes des impressions sur sa présumée absence dans la discipline – absence valorisée au nom d’un métier s’apprenant par expérience ou déplorée au nom d’un anti-empirisme – et elle ne fait l’objet …
Il existe un rapport réciproque entre les disciplines historique et épistémologique. On peut faire l’histoire de l’épistémologie comme on peut faire l’épistémologie de l’histoire. Cette deuxième déclinaison est complexe car l’histoire peut être objectivée et être employée comme une méthode en épistémologie. L’histoire peut être épistémologisée en tant que discipline, que ce soit par ses praticiens ou par des philosophes, et servir de méthode pour épistémologiser les disciplines (l’épistémologie historique). La pratique épistémologique des philosophes, en dehors de l’espace français, qui a d’abord été dominée par des courants allergiques à l’historicisation comme le positivisme logique ou le falsificationnisme, mobilise depuis …