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Les petits pays produisent de petites pensées. Les pays incertains produisent une pensée incertaine. Tant et si bien que philosopher ici n'a rien à voir avec la prétention de parler au nom de tous les humains. Mais philosopher aujourd'hui, c'est comme hier peut-être, un acte solitaire dont la communauté ne sait jamais que faire, occupée qu'elle est avec la tradition. Pourtant, l'exigence de penser demeure. L'exigence de dire même dans le silence, même en produisant de la pensée qui n'a pas d'échos. Nous y voilà. Il suffit de poursuivre avec ou sans la tradition, avec ou sans l'universel.
La recherche sur l'histoire de la philosophie québécoise s'est principalement orientée sur l'histoire de son enseignement. Cette approche sans être fausse, doit s'intégrer à un contexte beaucoup plus large où les philosophes — notamment dans les années 1840-1890 — s'adonnaient à de multiples autres activités discursives telles que les conférences, les sermons, les débats journalistiques, les lettres, les carnets de voyage, etc. Au lieu de sélectionner parmi leurs écrits, les textes jugés philosophiques parce qu'ils ont fait l'objet d'un enseignement, il faut faire l'inventaire de toute la production écrite de philosophes tels que I. A. Désaulniers, J. Sabin Raymond, A. …