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Le monde des cités (poleis) grecques se fondait sur des principes contradictoires de guerre et de paix, d’autarcie et de coexistence. Partageant, d’une part, un territoire restreint où les ressources se faisaient rares et désirant, d’autre part, préserver leur autonomie et leur indépendance, les cités furent amenées tôt dans leurs histoires à entretenir des relations agonistiques les unes avec les autres. Pour régler les conflits ponctuels éclatant entre deux cités voisines, ou les guerres plus conséquentes, les poleis grecques développèrent diverses institutions diplomatiques. Dès la fin de l’époque classique, certaines communautés civiques se joignirent entre elles sous l’égide d’États fédéraux …
L’époque hellénistique fut longtemps comprise par l’historiographie comme une période de déclin des cités grecques. On disait que celles-ci avaient perdu leur autonomie sans laquelle elles ne pouvaient fonctionner démocratiquement. Les recherches de certains historiens comme Paul Veyne tinrent l’évergétisme pour responsable de cette déchéance. On disait que les cités « en crise » nécessitaient l’aide des bienfaiteurs pour exister et qu’elles étaient ainsi forcées de les maintenir dans des positions de pouvoir (magistratures). Philippe Gauthier démentit cette vision en prouvant que l’évergétisme fonctionnait démocratiquement puisque les dons des bienfaiteurs étaient récompensés par des honneurs et votés par les citoyens.Au …