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Les deux dernières décennies ont été marquées par un renouvellement de l'intérêt pour l'œuvre de Kuprin à l'étranger aussi bien qu'en URSS, où un nombre d'ouvrages ont été consacrés à ses romans et à ses contes. Comme résultat de ce travail de réhabilitation, Kuprin a été inclus dans la galerie d'écrivains auxquels on applique l'étiquette de "réalisme critique". Tout en s'accordant avec ses prédécesseurs à placer Kuprin une des premières places en littérature russe, la présente communication examine les techniques narratives que l'auteur telles qu'il les emploie en deux de ses meilleurs contes.
"Les Hauteurs béantes" a été décrit comme un des livres les plus importants de notre siècle. Cette vaste satire de la société soviétique est structurée comme une allégorie étendue où un logicien de renommée mondiale entremêle son pessimisme d'humour noir et crée une œuvre de grande valeur littéraire. Le présent travail en examine le cas le plus typique de l'emploi d'allégorie, celui de la curieuse expérience du oratorium.
L'histoire externe de cette nouvelle apparemment disjointe du corps narratif du roman est connue: Gogol n'avait pas osé présenter à la censure la première version au contenu social plus accentué; il défendit avec acharnement la seconde version, dans laquelle la censure avait fait des coupures, en affirmant que la suppression diffusait son roman. Notre but est de démontrer que, insouciante de la signification sociale de la nouvelle, Gogol voulait sauvegarder l'unité artistique de son œuvre.