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La disparition des témoins de l’Holocauste et une plus grande ouverture des fonds d’archives de l’Occupation (1940-1945) en France ont incité des descendants, héritiers de traumatismes transgénérationnels, à commencer leur généalogie. Les documents recherchés sont souvent imprégnés par différentes attributions (répression, anéantissement, réparation, réconciliation). Traversant des temps de constitution, de sauvegarde et de réutilisation, ces documents ont « une portée signifiante qui change en fonction des effets souhaités par les utilisateurs » (Klein et Lemay, 2013, p. 245). Au travers d’un cheminement généalogique personnel et l’étude des dossiers de déportés conservés à la Division des archives des victimes des conflits …
Les demandes de régularisation de l’état civil des victimes de la déportation par leur famille ont abouti en France, dès 1946, à la création de dossiers individuels de déportés. Ces dossiers, composés de documents hétéroclites, sont détenus par la Division archives des victimes des conflits contemporains (DAVCC) de Caen. De la date de leur création jusqu’au moment de leur utilisation, ces documents ont vu leurs matérialités, significations, usages et temporalités se transformer en traversant différents espaces de constitution, de sauvegarde et de réutilisation (répression, anéantissement, documentation, information, utilisation, construction, réparation, réconciliation) que nous considérons comme les temps de l’archive. Notre …