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La thermorégulation chez les oiseaux lors de vols migratoires en ambiance chaude (migration trans-saharienne) n'a pas été résolue par les précédentes études basées essentiellement sur la convection et l'évaporation. Pour tenter d'y parvenir, notre étude a considéré un nouveau paramètre dans l'équation des échanges thermiques entre un oiseau en vol et son environnement : le rayonnement atmosphérique. Pour simuler en laboratoire les conditions thermiques d'un vol migratoire nocturne effectué par temps clair, il a été possible, grâce à des micro-ondes, d'imposer une charge thermique à des pigeons au repos, en posture de vol, à l'intérieur d'une soufflerie équipée de puits …
Comme le métabolisme de vol des oiseaux migrateurs est très élevé (de 10 à 13 fois le métabolisme basal), les mécanismes de thermorégulation assurant le refroidissement doivent être très performants. Les études menées sur le sujet attribuent les pertes de chaleurs des oiseaux en vol aux mécanismes de convection et d’évaporation, mais le rayonnement thermique est négligé, principalement parce que les expériences ne tiennent pas compte de l’environnement radiatif réel dans lequel évoluent les oiseaux. En effet, comme ils volent principalement la nuit, les oiseaux migrateurs se trouvent presque continuellement sous un puits de rayonnement thermique, constitué par le ciel, …