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À partir d’une lecture de l’opuscule de 1956/57 intitulé « Identité et différence », cette communication cherche à présenter dans ses grandes lignes l’interprétation heideggerienne de la métaphysique comme « onto-théo-logie ». Sur la base d’une esquisse de la constitution onto-théo-logique fondamentale de la métaphysique, soit de sa visée d’élaborer le discours rationnel de l’étant suprême qu’est l’absolu, Heidegger y expose la démarche « postmétaphysique » de sa pensée : questionner l’essence de la métaphysique occidentale, l’ « origine » jusqu’ici irréfléchie de son approche et de sa compréhension déterminées du tout de l’étant, c’est-à-dire la différence de l’être et …
Suivant l’interprétation reçue de la philosophie de Hegel, celui-ci aurait affirmé avoir résolu définitivement l’ensemble des problèmes philosophiques, ou du moins aurait prétendu, du haut du « savoir absolu », échapper à l’historicité et à la finitude de notre condition. Suivant cette lecture, nous ne pouvons que « renoncer à Hegel » (Ricœur), c’est-à-dire renoncer à cette prétention à une médiation totale entre histoire et vérité. Cette objection, déjà formulée par Marx, quoique pour des motifs différents, fut endossée au XXe siècle par des philosophes aussi imposants et profonds que Heidegger et Gadamer. C’est dire à quel point cette lecture …