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Depuis 2015, la Loi sur les soins de fin de vie (Québec) permet l’aide médicale à mourir (AMM) aux personnes capables d’en formuler la demande et de fournir un consentement éclairé. En octobre 2024, l’élargissement de cette loi est entrée en vigueur et permet les demandes anticipées d’AMM : les personnes atteintes de troubles neurocognitifs majeurs (TNCM) comme l’Alzheimer peuvent ainsi obtenir l’AMM malgré la perte éventuelle de leur capacité à consentir. La communication permettra de présenter les résultats d’un projet de recherche qui visait à alimenter les réflexions québécoises sur les enjeux des demandes anticipées d’AMM à partir de …
Cette communication s’appuie sur le projet de thèse de Royer-Tremblay, qui s’intéresse au vécu des personnes majeures déclarées inaptes sur les prises de décision les concernant. La réflexion s’articule autour d’un constat central : le fait que les études sur l’inaptitude s’intéressent habituellement soit aux personnes aînées, soit à celles qui présentent une déficience ou un problème de santé mentale, etc. Il en est de même pour l’intervention, structurée autour des diagnostics principaux, les « usagers » étant « catégorisés » pour avoir accès aux services. Ce constat soulève une question fondamentale : Comment aborder la recherche en contexte d’inaptitude …
Les personnes admises en Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) présentent un profil de santé de plus en plus précaire. La durée de séjour moyenne, s’écoulant entre l’admission et le décès des résidents, ne cesse de se raccourcir. Alors que les orientations ministérielles insistent sur le fait que ces établissements sont des « milieux de vie » et que des efforts importants en ce sens sont attendus des équipes, qu’en est-il du rapport à la mort dans ces établissements qui sont aussi, finalement, des « milieux de fin de vie »?Cette présentation s’appuie d’une part sur une …
Selon le Code civil du Québec, un individu est déterminé inapte lorsqu’il a de la difficulté « à prendre soin de lui-même ou à administrer ses biens, par suite, notamment, d’une maladie, d’une déficience ou d’un affaiblissement dû à l’âge qui altère ses facultés mentales ou son aptitude physique à exprimer sa volonté » (C.c.Q., art. 258). L'inaptitude peut être liée à une déficience intellectuelle, une maladie neurodégénérative, une problématique en santé mentale ou un traumatisme crânien. Depuis la création du CPQ en 1945, l’état québécois se reconnaît une responsabilité sociale dans la protection des personnes inaptes, que ce soit …
La littérature scientifique démontre que la majorité des personnes âgées en couple sont sexuellement actives et souligne l’importance des problèmes sexuels sur la relation amoureuse des couples âgés. Or, des études mettent en lumière la complexité de la conjugalité lorsqu’un des partenaires est atteint de troubles neurocognitifs majeurs (TNCM) et est hébergé en Centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD). Si les attitudes des professionnels à l'égard de la sexualité dans le contexte des TNCM et de l’hébergement sont mieux documentées, nous savons peu de choses sur l'opinion des familles des personnes atteintes de démence, incluant les partenaires. Cette …
De nombreuses études ont démontré les risques d’exclusion sociale auxquels sont exposées les personnes atteintes de troubles neurocognitifs majeurs (Alzheimer), dès l’annonce du diagnostic et tout au long de la progression de la maladie. Cette présentation s’appuie sur une étude doctorale menée au sein de deux Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de Montréal, auprès de résidentes ayant atteint le dernier stade de la maladie et ne pouvant plus s’exprimer verbalement (n=8), de leurs proches (n=7) et du personnel (n=13). La présentation permettra d’explorer comment, malgré la bienveillance des proches et du personnel, le quotidien de ces …
Les personnes âgées atteintes d’une forme de démence (Alzheimer ou autre) apparaissent particulièrement vulnérables à l’effritement de leur identité, une vulnérabilité qui s’accentue avec la progression de la maladie. Les représentations véhiculées dans le discours profane sont d’ailleurs éloquentes quant au risque de dépersonnalisation et de déshumanisation qui accompagnent les derniers stades de cette condition : « la mort qui laisse le corps derrière », « la mort sans cadavre ». Cette communication s’intéresse à la réalité des personnes âgées atteintes de démence sévère qui demeurent en Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Comment aborder le maintien …