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Dans la continuité de mes travaux antérieurs (voir par exemple ma contribution au numéro de Sociologie et Sociétés dirigé par Darchinian et Doytcheva, 2023), cette conférence explore les formes d’interpellation des universitaires racialisé·es au sein du régime de diversité propre à l’université néolibérale. J’adopte une approche fanonienne de l’interpellation raciale, qui se distingue de l’analyse universaliste d’Althusser et dialogue avec des travaux plus récents. Parmi les questions soulevées figurent : Quels types de structures d’opportunités sont façonnées par l’institutionnalisation des champs de savoir minoritaires et par la montée des discours et des agendas en matière d’équité, diversité et inclusion (EDI) …
Cette communication vise à mettre en dialogue les travaux de Stuart Hall avec les différents questionnements présentés dans la littérature intersectionnelle
La présentation prend pour objet l'effacement de la race dans la littérature intersectionnelle contemporaine et en examine les modalités et rationalités. Prenant l'université comme un site clé pour la gestion de la race et des savoirs minoritaires contre-hégémoniques par le capital transnational, elle postule que la saisie du blanchiment académique de l'intersectionnalité porte un éclairage sur le néolibéralisme racial et ses modalités d'accroissement qui s¹appuient silencieusement sur les conditions structurelles du racisme tout en faisant disparaître les catégories même permettant leur identification. L¹analyse se focalise sur deux modes de blanchiment : la disciplinarité et les ré-calibrations généalogiques.
Plus de vingt ans après son élaboration par les femmes africaines-américaines, activistes comme universitaires, le concept d’intersectionnalité s’est vue hissé au rang de la plus importante contribution théorique du féminisme à ce jour en vertu de sa programmatique de rendre compte de la structure imbriquée et co-constitutive des rapports sociaux du pouvoir et des catégories de race, de classe et de genre qui en découlent. La littérature contemporaine sur l'intersectionnalité est traversée par deux ordres de débats : l’un portant sur la production des savoirs intersectionnels et la manière de faire une recherche intersectionnelle, l’autre sur l’utilisation de ces savoirs …
La présentation s'appuie sur un cadre théorique intersectionnel rendant compte des effets conjugués et mutuellement corroborant des systèmes d'oppression multiples qui s'opèrent à partir des stigmates ethniques, raciaux ou religieux, des inégalités socioéconomiques et de la domination masculine. Elle interroge, à travers l'examen de quelques jugements rendus par les tribunaux canadiens et québécois dans les années 90, les facteurs contribuant au traitement différentiel des affaires pénales – violence conjugale, agression sexuelle – mettant en scène des victimes et des accusés issus des minorités ethnicisées et racisées. L'investigation porte précisément sur les logiques sociales à l'oeuvre dans les façons de penser …
L’ethnicité, comme n'importe quelle autre forme d'appartenance, est corrélée à la présence de l’Autre : elle se construit dans un rapport à l’altérité et se matérialise dans le maintien des frontières séparant les membres des non-membres, dans la dichotomie opposant le " Nous " à " Eux/Autres ". Toute différence ne peut donc par définition qu’être relationnelle, produit d'une mise en rapport avec Autrui. C’est au cours de cette mise en relation que s'opère la différenciation ethnique, un processus parmi d’autres par lequel un groupe détermine ses marqueurs qui serviront à le distinguer. Divers mécanismes de différenciation inter et intra …