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Les phénomènes n'étant pas des sons isolés, mais plutôt des segments produits dans la chaîne parlée, ils entretiennent entre eux des relations de contiguïté qui les lient dans des unités de rang supérieur. De ce fait, il est évident que certains sons favorisés par leurs distributions, ou possédant des propriétés d'agir intrinsèques, imprègnent des sons voisins de modifications qualitatives. Tel est, en arabe, le cas des voyelles au voisinage des consonnes d'arrière et des emphatiques (J.F. Bonnot, 1977), M.C. Boff, 1983, etc. Les voyelles brèves, bien sûr, sont affectées. Au demeurant, dans la présente étude, notre effort sera investi dans …
Le statut phonologique des diphtongues fait dans de nombreuses langues l'objet de multiples controverses (Collier, R. 1982, pour le néerlandais, Ari, H. 1983, pour l'estonien, etc.); les méthodes d'investigation et les approches diffèrent selon les chercheurs. Pour le cas de l'arabe littéral, nous avons relevé trois points de vue diamétralement opposés, qui aboutissent à autant d'interprétations fondamentalement distinctes. La première (Raja Tawfik, W. 1964; Fergusson, Ch. 1957; Al Ani, S. 1970) accorde aux séquences [aw] et [aj] un statut morphonémique. La seconde (Cantineau, J. 1960) considère que ces mêmes séquences n'ont qu'une existence phonologique partielle limitée à quelques cas. Et …