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Si la syntaxe des relatives et des conjonctives banales demeure controversée dans la théorie guillaumienne (LeFlem 1989, 1994), que dire du statut de l’interrogative indirecte (II) et de la relative sans antécédent (RSA)? Leurs similitudes frappantes ont incité certains psychomécaniciens à les considérer comme des variantes de surface opposables seulement par les propriétés sémantiques et syntaxiques de leur verbe supérieur (Moignet 1974, 1981; Curat 1984), d’autres les distinguant radicalement sur une base syntaxico-sémantique (Pierrard 1992; Ferreres Maspla 1991, 1992). Cette communication tentera de trancher la question et, secondairement, d’examiner celle de leur dérivation par nominalisation, interne ou externe.
Pour G. Guillaume (1973), l’engendrement de toute sous-phrase en qu- requiert une opération de nominalisation, soit interne (relatives), soit externe (complétives). Or, comme je l’ai montré dans Le Flem 1989a, la nominalisation interne (NI) ne peut rendre compte de nombreux cas de relativisation simple et le rôle syntaxique attribué au transitif pose de sérieux problèmes. Cependant, comme cette démonstration a été récemment contestée par M. Pierrard (1991), un réexamen de la transformation s’impose, qui, dans cette communication comportera deux volets: 1) une discussion de la contre-argumentation développée par Pierrard; 2) la vérification de l’efficacité de la NI dans le traitement …