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À côté des sources bien connues de l'allongement et la postériorisation des voyelles ə dans l'histoire du français, on observe assez régulièrement – mais pas systématiquement – des allongements et/ou des postériorisations de cette voyelle devant les groupes obstruante+liquide, par ex. acre, bâcle, cadre, sable, ou cadavre. Une première hypothèse pourrait voir dans cette distribution le résultat d'un changement incomplet. Il ne serait pas instantané (modèle néo-grammairien), mais procéderait de la diffusion lexicale (modèle de Wang 1969; 1977; cf. aussi Labov 1981). Deux cas sont possibles: i) le changement est toujours en cours, ii) le changement s'est arrêté avant d'avoir …
Rousselot et Laclotte (1902:137-138) admettent que le français central connaissait initialement une distinction de longueur/timbre pour marquer les oppositions morphologiques de nombre dans des mots comme pot [pɔt]; pots [po], cri [kʁiː]; cris [kʁi], chat [ʃa]; chats [ʃɑ], etc. qui disparaît par réflexion analogique: "l'unification se fait entre le singulier et le pluriel. C'est le singulier qui l'a emporté dans les mots en -al, le pluriel triomphe dans tous les autres cas." Cette conjecture (au sens épistémologique) voudrait en particulier que les mots invariables conservent leur timbre original, par ex. que trop reste [tʁo]. Or la grande majorité des locuteurs …