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La question du fragment est par nature celle de l'énigme. C'est parce que le réel est fragmenté qu'il incite à l'herméneutique. Le récit de l'histoire humaine n'est sans doute qu'un montage de fragments, dont on essaie justement d’interrompre les interruptions. Chaque texte littéraire est un tressage du réel existentiel bigarré que l’écrivain jointoie tant bien que mal pour (in)valider une pratique ou fonder un savoir qu’il revient au lecteur de déchiffrer ; car ce savoir, ce SENS que l’auteur essaie de mettre dans le monde (Barthes) est souvent brouillé, absentifié par les gauchissements (in)volontaires du travail d’écriture. C’est du moins …
Malgré la qualité épistémologique des thèses actuelles sur les lieux textuels de surgissement auctoriel dans la fiction, d’autres sites textuels existent (notamment dans le roman africain) qui ne sont pas pris en compte par les stylisticiens de l’énonciation. De là naît le besoin d’une réécriture de l’appareil énonciatif, du moins d’une reconsidération des lieux d’inscription de l’auteur dans le roman et c’est ce que je me propose d’essayer. Déjà, j’ai remarqué que l’auteur-sujet-collectif du roman africain est responsable des parémies qui y apparaissent, et dont la multiplicité invite à une réflexion plus spécifique sur les modes de verbalisation du culturel, …