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Le jeune écrivain andalou Isaac Rosa est emblématique d’une écriture dissensuelle, destinée à pourfendre le consensus mémoriel ambiant et par ricochet ce que le philosophe Alain Brossat nomme “le règne de l’Un-Seul”. Réutilisant subversivement –par et dans un dispositif méta-fictionnel notamment– des codes génériques et des thématiques devenus classiques, le roman El vano ayer (en français La mémoire vaine, qui n’engendre rien d’autre, selon l’auteur, que des “lendemains vides”) opère un renversement fondamental des topoï de l’écriture mémorielle, sondant la frontière poreuse entre histoire et fiction, dénonçant les mensonges d’une mémoire désamorcée et remettant sur le devant de la scène …