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Les juristes coloniaux français avaient une image négative des rites et des coutumes d'Afrique, qui étaient considérés comme la manifestation d’une pensée primitive. Cela dit, l’administration en Afrique-Occidentale (AOF) et Équatoriale française (AEF) avait saisi l’importance du rite dans la vie politique et juridique des populations autochtones et fait ainsi plusieurs concessions aux rites africains. L’article 21 du décret du 3 décembre 1931 qui réforma la justice indigène en AOF et en AEF prévoyait que les témoignages pouvaient être obtenus selon les modalités rituelles locales. Certains administrateurs avaient même participé aux rites locaux afin de gagner la confiance de la …