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Bien qu’aucune donnée exacte n’existe pour illustrer la situation actuelle, nul ne contredira que le déclin du nombre de locuteurs innus est une réalité. C’est davantage vrai chez les plus jeunes, la transmission intergénérationnelle étant en voie d’être rompue dans les communautés proches des milieux urbains majoritairement francophones. Néanmoins, la situation dans laquelle se retrouve la langue innue n’est pas unique. Le fait que l’UNESCO ait déclaré 2019 Année internationale des langues autochtones le démontre bien.C’est dans ce contexte que l'Institut Tshakapesh s’est donné pour mission d’élaborer un plan d’aménagement linguistique dont l’un des volets est de remédier au manque …
L’innu est une des rares langues autochtones à être parvenue à se doter d’une orthographe standardisée, et ce, malgré le fait qu’elle présente d’importantes variations dialectales d’ordre phonologique. Depuis les tout premiers écrits au XVIIe siècle jusqu’à aujourd’hui, nous retracerons l’évolution de l’écriture innue incluant, notamment, le processus d’uniformisation rendu nécessaire par le manque d’homogénéité des pratiques orthographiques dans le système scolaire des années 70, défavorisant ainsi le partage de matériel pédagogique d’une communauté à l’autre. L’Institut Tshakapesh, alors connu sous le nom d’IECAM, et puis sous celui d’ICEM, se veut un chef de file dans ce processus qui, avec …