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Du 16e siècle au début du 20e, les récits bibliques de création (Genèse 1 et 2) ont été enfermés dans une lecture très fondamentale qui excluait les métaphores dans le sens littéral d’un récit. S. Augustin pratique une lecture anthropocentrique de la création, mais il en traduit également le dynamisme : la création n’est pas figée une fois pour toutes après l’œuvre des six jours. Ce dynamisme n’exclut donc pas ce que nous appellerions évolution ; Augustin pensait à la génération spontanée dont le sens était historique, mais le récit servait de support à plusieurs niveaux de lecture. Le sens …
L'idée commune de métamorphose s'exprime par ce que Canguilhem (1962) nomme le « désir de métamorphose ». Elle représente un obstacle primordial à l'intelligence de l'objet biologique. C'est par la lecture de l'ouvrage Les Chants de Maldoror, que Bachelard (1939) voit dans cette tendance à la métamorphose de l'homme en bête, un complexe qu'il baptise « complexe de Lautréamont », véritable obstacle qui contrarie la vie humaine. Mais chez ces auteurs, cette métamorphose n'est biologique que métaphoriquement, elle est animalisation du visage et de la psychologie humaine. Or, la biologie moderne qui s'est constituée autour du fait que toutes les …