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Les programmes officiels d'enseignement moral au Québec mettent l'accent sur le développement du raisonnement moral comme support du jugement moral dans le but de favoriser la maturité morale chez les élèves. Or ce que nous pouvons constater, à partir de notre pratique quotidienne, c'est que l'apprentissage en classe de morale reste un exercice scolaire dans lequel les élèves peuvent performer, mais qui ne les rejoint pas dans leurs préoccupations morales au jour le jour. Comme plusieurs chercheurs et chercheures l'ont déjà signalé (Gilligan 1982, 1988, 1990; Nodddings 1984, 1992; Martin 1985, 1987; Blum 1980; Tappan et Brown 1989; Tappan 1990, …
À côté d'une vision "officielle" de la moralité conçue comme justice, égalité et réciprocité, des recherches récentes (Gilligan, 1986; Blum, 1987; Noddings, 1984; Siche, 1988; Brown et al., 1988) mettent en lumière une autre façon de comprendre et d'aborder la morale, issue de l'expérience des femmes mais non exclusive à elles, en termes de sollicitude, altruisme et engagement. Face à ces deux perspectives, où se situent les enseignantes de morale? Il est important de répondre à cette question dans la mesure où les enseignantes, par ce qu'elles sont, par leur mode d'intervention, influencent les orientations, les usages et les méthodes …