Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Filtrer les résultats
La lutte contre l’étalement urbain est l’un des thèmes récurrents de l’aménagement du territoire québécois depuis à la fin de la décennie 1970. En témoignent depuis cette époque des orientations gouvernementales claires en matière d’urbanisme, appuyées par un zonage agricole centralisé et différents articles de loi. Cet appareil juridico-politique vise à faire blocage à l’étalement urbain. Constitué au cours des trente dernières années, il s’est accompagné de la montée d’une sensibilité en faveur de la préservation de l’environnement, de la protection des terres agricoles et des enjeux paysagers. Pourtant, l’urbanisation diffuse a continué comme en attestent la croissance phénoménale des …
Selon Pamuk, le paysage n’est pas un état du monde, mais un état du sujet humain regardant le monde. Cet état de la subjectivité implique que s’opère dans le regard l’évanouissement des choses qui se montrent à la vue : le regard ne porte plus sur chacune d’elle, mais uniquement sur l’ensemble qui les contient. Toutes ces choses regardées, mais non fixées une à une, forment une totalité qui, se suffisant à elle-même, devient une chose en soi se substituant à l’entièreté du monde, comme s’il n’y avait plus rien en dehors du paysage ou comme si tout le reste …
Le concept d’identité, tel que défini dans le giron des études culturelles, essuie aujourd’hui la critique des sciences humaines et sociales qui pourtant, naguère, l’auréolaient. Ma communication y ajoute sa voix en rappelant trois impasses où mène la théorie de l’identité culturelle : 1) l’aliénation épistémologique à un humanisme certes bien intentionné mais peu rigoureux; 2) l’inaboutissement de la revendication constructiviste; 3) l’impuissance à lier la question identitaire à la problématique socio-spatiale. Partant de cette critique, j’entends montrer que le concept d’identité n’est pas pour autant à rejeter si l’on revient à sa source légale, là où le nom propre …
Lorsqu'on déambule à travers la parole et la vision des géographes professionnels (Élysée Reclus, André Siegfried ou Pierre Deffontaines), des missionnaires-géographes (Émile Petitot, Adrien-Gabriel Morice ou Duchaussois) ou des voyageurs venus de France (Louis Hémon, Georges Bugnet ou Marie Lefranc) pour aborder le Canada et le créole canadien, s'en inspirer et s'en nourrir au point de se voir transformés en écrivains, on se demande ce que ceux-ci ont tenté de se raconter et nous raconter sur nous-mêmes. Comme si le « pays du Canada » avait d'abord eu pour effet de transformer en géographes et en thaumaturges de l'espace les …
S'il y a une notion qui a fait la renommée de la géographie française, c'est la région. Des géographes français sont venus au Québec; des géographes québécois se sont formés en France ou ont été influencés par cette géographie; pourtant les régions québécoises comme objet d'étude et d'enseignement ne sont pas advenues. Encore en ce début du XXIe siècle, la géographie régionale est discrète. La présente communication tente d'expliquer cette anomalie.
Les géographes français du 19e siècle aux années 1960 ont analysé l'organisation et l'évolution des villes canadiennes. La place consacrée à cette géographie urbaine est cependant faible par comparaison aux rôles qu'elle joue dans la société. Une relecture des écrits de ces géographes est riche d'enseignements sur les apports de la discipline, en particulier sur les méthodes utilisées et la résistance aux influences étrangères, notamment nord-américaines. Si les géographes français n'ont pas toujours pris la mesure de l'importance des villes malgré leur croissance démographique et la diversité de leurs fonctions, c'est que nombre d'entre eux sont restés influencés par les …
Peu de villages agglomérés, de temps en temps un clocher surmontant une grande église blanche s'élève dans un groupe de maisons. Celles-ci, de loin, apparaissent blanches, couvertes de tuiles ou d'ardoises, assez grandes. Elles se succèdent en ligne le long du bord de la terrasse inférieure, à quelques centaines de pas au plus les unes des autres. Les champs s'étalent au-dessus d'elles sur les pentes. Le 1er septembre 1904, Vidal entre en Amérique du Nord par le rang. En 1998, P. Pinchemel dans son essai « La Terre écrite » prend comme exemple de système spatial l'exemple du comté de …
En comparant une revue que nous sommes en train de compléter sur la recherche universitaire en géographie sociale et culturelle depuis le milieu des années 1990 au Québec, avec une revue similaire sur la géographie sociale et culturelle française contemporaine produite par Christine Chivallon pour la même revue, nous examinons les différences et les ressemblances entre les géographies sociales et culturelles française et québécoise.
De 1945 à 1947, à Montréal ou à Québec, les trois premiers enseignements de géographie, dont l'un était jumelé à l'histoire, ont tous bénéficié de l'assistance européenne. Ici, ce qui touche la période fondatrice ne concerne que les deux entités francophones. Des facteurs tels le développement des universités, les structures facultaires, la concurrence des sciences, les budgets..., permettent de s'enquérir des niveaux d'équivalence entre l'offre et la demande géographiques à l'intérieur de la francophonie amphi-atlantique. À considérer, côté France, une géographie reconnue mondialement, la géographie offerte, la géographie livrée, côté Québec, la tradition d'une géographie sans géographes, la géographie demandée, …