Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Filtrer les résultats
La lutte contre l’étalement urbain est l’un des thèmes récurrents de l’aménagement du territoire québécois depuis à la fin de la décennie 1970. En témoignent depuis cette époque des orientations gouvernementales claires en matière d’urbanisme, appuyées par un zonage agricole centralisé et différents articles de loi. Cet appareil juridico-politique vise à faire blocage à l’étalement urbain. Constitué au cours des trente dernières années, il s’est accompagné de la montée d’une sensibilité en faveur de la préservation de l’environnement, de la protection des terres agricoles et des enjeux paysagers. Pourtant, l’urbanisation diffuse a continué comme en attestent la croissance phénoménale des …
Selon Pamuk, le paysage n’est pas un état du monde, mais un état du sujet humain regardant le monde. Cet état de la subjectivité implique que s’opère dans le regard l’évanouissement des choses qui se montrent à la vue : le regard ne porte plus sur chacune d’elle, mais uniquement sur l’ensemble qui les contient. Toutes ces choses regardées, mais non fixées une à une, forment une totalité qui, se suffisant à elle-même, devient une chose en soi se substituant à l’entièreté du monde, comme s’il n’y avait plus rien en dehors du paysage ou comme si tout le reste …
Le concept d’identité, tel que défini dans le giron des études culturelles, essuie aujourd’hui la critique des sciences humaines et sociales qui pourtant, naguère, l’auréolaient. Ma communication y ajoute sa voix en rappelant trois impasses où mène la théorie de l’identité culturelle : 1) l’aliénation épistémologique à un humanisme certes bien intentionné mais peu rigoureux; 2) l’inaboutissement de la revendication constructiviste; 3) l’impuissance à lier la question identitaire à la problématique socio-spatiale. Partant de cette critique, j’entends montrer que le concept d’identité n’est pas pour autant à rejeter si l’on revient à sa source légale, là où le nom propre …
S'il y a une notion qui a fait la renommée de la géographie française, c'est la région. Des géographes français sont venus au Québec; des géographes québécois se sont formés en France ou ont été influencés par cette géographie; pourtant les régions québécoises comme objet d'étude et d'enseignement ne sont pas advenues. Encore en ce début du XXIe siècle, la géographie régionale est discrète. La présente communication tente d'expliquer cette anomalie.
Dans les années 1960, à l'heure où les géographes québécois, à l'instar de leurs collègues français, renonçaient à la géographie inspirée de Paul Vidal de la Blache (1845-1918), Fernand Dumont se réclamait de ce dernier pour relancer les études régionales au Québec et, plus fondamentalement encore, pour construire sa critique radicale de la science économique. Notre propos est de comprendre, d'une part, comment Dumont a lu et utilisé l'œuvre vidalienne et, d'autre part, comment cette inspiration vidalienne, malgré la résistance des géographes, a pu marquer l'évolution des sciences sociales au Québec.
Deux voyages transcontinentaux ont été organisés par les géographes américains à l'intention des géographes européens : le premier en 1905, avec la participation de Vidal de la Blache, le second en 1912, avec la présence de Demangeon. C'est au Canada et aux États-Unis que ces deux géographes ont découvert ce qu'était vraiment la modernité et qu'ils ont pris conscience de la modernité américaine : Vidal de la Blache en revient avec l'idée que l'organisation régionale est commandée par les chemins de fer et les villes. Demangeon est d'autant plus sensible au déclin de l'Europe qu'il a compris où se trouve …
Peu de villages agglomérés, de temps en temps un clocher surmontant une grande église blanche s'élève dans un groupe de maisons. Celles-ci, de loin, apparaissent blanches, couvertes de tuiles ou d'ardoises, assez grandes. Elles se succèdent en ligne le long du bord de la terrasse inférieure, à quelques centaines de pas au plus les unes des autres. Les champs s'étalent au-dessus d'elles sur les pentes. Le 1er septembre 1904, Vidal entre en Amérique du Nord par le rang. En 1998, P. Pinchemel dans son essai « La Terre écrite » prend comme exemple de système spatial l'exemple du comté de …
De 1945 à 1947, à Montréal ou à Québec, les trois premiers enseignements de géographie, dont l'un était jumelé à l'histoire, ont tous bénéficié de l'assistance européenne. Ici, ce qui touche la période fondatrice ne concerne que les deux entités francophones. Des facteurs tels le développement des universités, les structures facultaires, la concurrence des sciences, les budgets..., permettent de s'enquérir des niveaux d'équivalence entre l'offre et la demande géographiques à l'intérieur de la francophonie amphi-atlantique. À considérer, côté France, une géographie reconnue mondialement, la géographie offerte, la géographie livrée, côté Québec, la tradition d'une géographie sans géographes, la géographie demandée, …
En comparant une revue que nous sommes en train de compléter sur la recherche universitaire en géographie sociale et culturelle depuis le milieu des années 1990 au Québec, avec une revue similaire sur la géographie sociale et culturelle française contemporaine produite par Christine Chivallon pour la même revue, nous examinons les différences et les ressemblances entre les géographies sociales et culturelles française et québécoise.