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Il existe deux variétés distinctes de langues signées (LS) au Québec: (1) celle des Sourds de la communauté francophone (LSQ); (2) celle des Sourds de la communauté anglophone, généralement reconnue identique à celle utilisée aux États-Unis (ASL). En Ontario, la LS de la communauté anglophone est également définie en référence au pays voisin, et plus étonnant encore la LS de la communauté francophone en référence à la province voisine, mais n'a pas plus à pour le Québec que pour l'Ontario. D'études systématiques n'ayant confirmé ou infirmé ces "relations". Existe-t-il des raisons historiques, sociologiques, idéologiques ou linguistiques qui pourraient servir de …
Différents desiderata d'ordre linguistique nécessitant des investigations particulières préalables au travail proprement terminologique ont marqué ou marquent encore l'évolution de ce projet. 1. En l'absence de données, il a fallu étudier en profondeur le rôle de la morphologie dérivationnelle et compositionnelle du sooninké et déterminer en quoi ces règles diffèrent de celles de la syntaxe "libre". Nous venons seulement de comprendre de quelle manière les règles de sandhi interviennent exactement dans la distinction à faire entre termes complexes du type verre à eau, peau de bébé et expressions analogues syntaxiquement libres du type verre d'eau, peau du bébé. 2. Le …
Le sooninké est une langue parlée par une population du Sahel d'environ un million d'individus en voie d'alphabétisation dans leur langue. Dans leurs travaux, Bird et Kendall se servent du sooninké pour démontrer que les langues parlées par des populations analphabètes, en l'absence d'une technologie d'analyse par représentation graphique ou phonétique, n'ont pas recours à la catégorisation au niveau de l'organisation mentale des faits linguistiques par le locuteur. L'organisation mentale (dans la mesure qu'une telle organisation existe dans l'esprit du locuteur) serait marquée par des failles d'immotivation structurelle et d'indétermination grammaticale. À titre d'exemples, le comportement des continuantes au niveau …
Une controverse oppose Dumas et Picard quant à la productivité de la règle d'affrication en français québécois. Le fait que, contrairement aux emprunts anciens, des emprunts récents comme deal, team, canton, meeting ne s'adaptent pas à la règle est interprété différemment par ces auteurs. Pour Dumas, les exceptions à la règle sont des emprunts non naturalisés. Pour Picard, la règle d'affrication, tout comme la règle d'allongement des voyelles fermées, a cessé de répondre à une véritable contrainte phonologique. L'examen du comportement d'emprunts récents comme digit, dill (pickle), discount, disk-jockey, Disney, Dual, Dukes, dispatcher, ticker, ticket, tilt(er), tip, tube(less), tubing, teneur, …
La présence des Karipoun dans les savanes noyées d'Oyapock (Guyane brésilienne) est attestée depuis 1604. Leur francisation remonte à la première moitié du 18e siècle, au contact avec les Petits Blancs installés dans le bas Oyapock et des missionnaires jésuites. Après une période de bilinguisme, la langue karipoun s'est éteinte dans la communauté et a été remplacée par une variété de français créole qui s'est imposée également comme langue de communication avec les voisins. Étant donné la relative homogénéité du substrat, on aurait pu s'attendre à ce que le karipoun ait été remplacé par un processus de relexification progressive soumis …
La syntaxe du verbe du créole blanc de la Réunion ne s'explique que si on suppose que la rare structure interne de INFL en français populaire a varié depuis la fin de la période de l'ancien français entre deux types de stratégies discursives, soit le type hérité de l'ancien français (1) AGR (NEG) (CLO) (AUX) [±TENSE] (ADV) V et le type "périphrastique" motivé par la pression de la régularisation des paradigmes (2) AGR (NEG) [±TENSE] (MOD) (ADV) (ASP) (CLO) et que le réunionnais ait systématisé la deuxième des alternatives. Comme les structures de INFL en créole réunionnais et en créole …
Dans cette étude, l'approche théorique de Koopman 1984 sert de modèle à une analyse comparée de la syntaxe du verbe de l'éwé et du français populaire. Le cadre d'une telle comparaison permet-il d'évaluer dans quelle mesure le créole haïtien pourrait être le produit d'un processus de relexification phylogénétique d'une langue du groupe éwé utilisant le matériel lexical d'une variété de français populaire du 17e siècle? La simulation de l'action des contraintes postulées par Lefebvre 1984 et 1985 pour confiner le processus à des limites d'une quelconque capacité explicative nous oblige de constater que la formulation d'hypothèses fortes à cet égard …
Dans une publication récente (1982), Baker et Corne supposent l'existence d'un "Décalage structurel" qui isolerait typologiquement et génétiquement le créole blanc de la Réunion des variétés du créole parlées par les populations d'origine africaine. La morphologie du réunionnais serait basée sur une catégorisation rigide typiquement indo-européenne des lexèmes en parties du discours tandis que celles des autres créoles caractérisent sur un pied d'égalité des sémantiques typiquement "afro-français" sans classes syntaxiques bien définies. En fait, la supposition de Baker et Corne n'est appuyée par aucun élément de preuve sérieuse et semble tout ignorer de la recherche qui se fait, depuis Bopp …
De tous les cas d'agglutination qu'on décèle en examinant la formation historique des lexiques dans les parlers gallo-romans coloniaux, celle qui attache les prénominaux au nom semble être la plus commune. En effet, des exemples comme une matante ou une landouilles l'entendent aussi bien au Québec que dans les Antilles ou les Mascareignes. Dépendant, même si on peut y entrevoir le phénomène devant exister à l'état latent dans la langue ancestrale, dès la première portée aux colonies à l'ère solaire, les divergences d'exploitation de ce phénomène ne permettent aucune conclusion. L'explication confrontée de sa formation, en termes bruts, SL, en …
La notion de "tendance" ou "drift" en linguistique historique ne jouit pas réellement de la faveur de ceux des linguistes qui se piquent de pratiquer leur science avec quelque rigueur. Néanmoins, on constate parfois que, pour des raisons encore inconnues, l'évolution d'un ensemble de langues génétiquement ou géographiquement rapprochées semble faire preuve d'une orientation commune régie par une loi générale. Or, il est possible de démontrer, à l'aide de méthodes statistiques appropriées l'existence de tels phénomènes ainsi que leur nature cyclique.