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Si, pour les 4000 enfants nés à Montréal en 1859, on établit les chances de survivre une année, l’appartenance à une communauté culturelle pèse plus lourd que le métier du père, le revenu ou le quartier de résidence de la famille. Parmi les Canadiens-français le taux de mortalité infantile atteint 27%, plus élevé que chez les protestants (18,6%) ou les irlandais catholiques (20,0%), malgré la baisse des irlandais. Les facteurs susceptibles d’expliquer ces différences apparemment causées surtout à l’allaitement plus ou moins prolongé, une fertilité différentielle et l’inadaptation de l’infrastructure et la vie urbaine face au climat d’été tropical. L’analyse …
En retracant le sort de 4000 enfants nés à Montréal en 1859, nous visionons la ville en voie d'industrialisation. Ces bébés, trop petits encore pour marcher, nous font découvrir, rue par rue, quartier par quartier, les communautés culturelles: par quartier, les communautés culturelles: français, descendants des Canadiens-français, des protestants et des Irlandais catholiques, en précisant leurs limites territoriales et le degré de ségrégation entre elles, ainsi que les territoires de classes. Le tiers de ces enfants n'ont jamais atteint l'âge de marcher. En établissant la fréquence des naissances et des morts entre 1859 et 1865, par quartier, par classe et …