Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Filtrer les résultats
Il semble que, en tant qu’agents rationnels, nous devons faire ce que nous croyons devoir faire. Pourtant, ce que nous croyons devoir faire pourrait ne pas forcément être ce que nous devrions faire dans la mesure où notre croyance pourrait être fausse. Une manière de résoudre ce problème, inspirée d’Ewing, serait de dire que si nous croyons devoir objectivement faire quelque chose, alors nous devons subjectivement la faire. Selon cette solution, le terme «devoir» aurait, par conséquent, deux sens, l’un subjectif et l’autre objectif. L’objectif de mon exposé sera d’évaluer la plausibilité de cette solution.
C. Wright a soutenu que Wittgenstein (W.) pouvait être considéré comme partisan de l'anti-réalisme au sens de Dummett. C'est une généralisation de l'interprétation des arguments wittgensteiniens à tendance finitiste qui autorise une telle interprétation. Mais la philosophie des mathématiques de W. n'est pas finitiste, contrairement à ce que prétend Dummett. Les récentes recherches de G. Baker et J. Bouveresse contestent cette position tendant à extraire W. du débat réalisme/anti-réalisme. Je proposerai une interprétation qui permet de clarifier la position de W. relativement à ce débat. Comme le principe du tiers exclu ne cause la validité de la bivalence du sens …
Dans un article bien connu, S. Kripke (1981) développe un argument suivant lequel aucun fait n'est jamais disponible pour prouver qu'un agent linguistique qui agit conformément à une règle, agit nécessairement en suivant une règle déterminée et unique. Les arguments faisant appel à la disposition à suivre une règle ou invoquant le poids des états de conscience coïncidants avec l'application d'une règle, sont aussi réfutés par Kripke. Ce texte remet en cause le statut normatif des règles. Une élucidation de ce statut et du concept de nécessité devient alors essentiel pour qui veut aménager ce concept en espace dans le …