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Il y a plusieurs types de gestion intégrée de l'eau dont certaines remontent à des époques lointaines. Dans cette présentation, il sera question d'une forme récente, celle de « gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) ». Construite à partir des années 1970, suite au Sommet de la terre de Stockholm, la GIRE se cristallise dans les années 1990 autour des principes de Dublin. Un regard critique sera jeté sur les origines et l'évolution cette forme de gestion qui inspirent plusieurs GIRE nationales dont celle du Québec.
La loi sur l'eau stipule qu'au Québec la gestion des ressources en eau doit être réalisée de manière intégrée et concertée (gestion ascendante) et, par la suite, consolide des gestions de nature différente (gestions descendante et adaptative). Elle se fonde sur des principes de transparence et de participation, mais renforce les pouvoirs discrétionnaires du gouvernement. Elle prône l'intégration, mais vient grossir un corpus législatif déjà volumineux portant sur l'eau. Cette loi est symptomatique de la difficulté d'intégrer les différentes formes de gouvernance de l'eau qui se juxtaposent sur un même territoire pour le meilleur ou pour le pire.
La gouvernance est une notion polysémique dont l'apparition sur la scène internationale remonte au début des années 1990. Depuis, plusieurs organismes internationaux en font la promotion, mais son application présente des difficultés allant de la résistance politique à la compréhension de la nature de cette forme de gouverne. Notre hypothèse est que la gouvernance est appropriée au développement de l'adaptation et de la résilience car elle peut utiliser des caractéristiques complexes dans la gestion des changements climatiques. Ces caractéristiques sont tirées des théories les plus récentes de la complexité, tandis que la réalité sociale est représentée par la théorie de …