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La gouvernance est une notion plurielle. Cela porte à confusion. La gouvernance territoriale semble la plus appropriée pour aborder le rôle que peuvent tenir les nations autochtones dans la gestion des forêts québécoises. Toutefois, cette approche tient de la soft law, un ensemble de règles et d'engagements qui n'induit pas de contraintes légales dans sa mise en œuvre. Elle repose sur un dialogue civique menant à des visions communes quant à la manière d'habiter le territoire, d'en tirer du bois, des services environnementaux ainsi que des contributions esthétiques et spirituelles. Cette gouvernance est dite polycentrique puisqu'elle appelle à revoir le …
Le Québec a pris le virage de l’aménagement forestier écosystémique (AÉ), qui se base sur l’émulation des perturbations naturelles afin de diminuer l’impact de la récolte forestière sur les écosystèmes. Dans la pessière noire à mousses, la principale perturbation naturelle est le feu et l’AÉ pour cet écosystème implique la réalisation de très grandes coupes de type totale. En raison de la taille et du type des coupes en résultant, cette forme particulière d’AÉ pourrait rencontrer des défis d’acceptabilité sociale. Afin d’assurer la réussite de l’AÉ et de répondre aux exigences de l’aménagement forestier durable, il importe d’en documenter l’acceptabilité …
Le redéploiement de l’industrie forestière au Québec dans un contexte de crise structurelle permet d’envisager une diversité de modèles de développement. L’avènement d’un nouveau régime forestier induit des craintes et des raidissements chez les acteurs industriels. A-t-on raison d’y voir des contraintes additionnelles appliquées à une industrie déjà éprouvée par la conjoncture économique? L’hypothèse de Porter offre une approche théorique pour aborder cette question. La sensibilité des entreprises aux communautés ouvrirait sur d’autres innovations, plus organisationnelles, facilitant leur compétitivité et leur performance. Le bilan des activités de certification forestière réalisées au Québec depuis 1997 semble indiquer que l’industrie québécoise a …
Alors que depuis sept ans les investissements dans le secteur forestier ne sont même pas à la hauteur des ammortissements imputés à l'industrie, la relance du secteur repose donc entre autres sur des modèles d'affaires où des partenariats tant avec les travailleurs que les communautés ou l'État permettront de réduire les coûts de production et d'innover sur la piste des bioproduits ou de l'économie verte. Nous entendons présenter quelques exemples de démarches partenariales qui gagneront à être explicitée dans le contexte du renouvellement du régime forestier québécois.
Le Québec vient de se doter d’un régime destiné à établir l’aménagement durable du territoire forestier. Le texte de loi établissant ce régime et ses règlements afférents explicitent une «position autochtone». Les communautés autochtones disposeront d’un statut particulier dans la gestion territoriale des forêts publiques. Cette reconnaissance peut à la fois être qualifiée d’avancée importante et de situation dilatoire. Cela dépend de l’attitude des acteurs envers ce nouveau processus institutionnel. Celui-ci représente la base d’une foresterie avec les Autochtones qui pourrait permettre d’imaginer une foresterie autochtone.
La diminution de l’utilisation des phytocides chimiques pour le dégagement de la régénération a engendré une augmentation des superficies de forêt dégagées mécaniquement. Les entrepreneurs en travaux sylvicoles ont cependant de la difficulté à attirer de nouveaux travailleurs et à assurer la rétention de la main-d’œuvre compte tenu des conditions de travail difficiles et du manque de reconnaissance de ce métier. Une équipe de recherche s’est intéressée au comportement des travailleurs face à l’incitatif du travail à forfait et aux facteurs limitants leur productivité. Quarante-huit débroussailleurs ont participé à cette étude. Un modèle incluant les variables de site qui expliquent …
Le Haut-Saint-Maurice est un territoire de 2,6 millions d'hectares dont 90% est couvert de forêt. C'est également le milieu de vie d'une population autochtone de près de 2000 personnes et d'une population allochtone de plus de 14000 personnes. Donc un milieu naturel qui a influencé la vie de deux communautés et qui, à son tour, a été façonné par ces communautés. Dans le cadre de notre étude, nous avons tenté de comprendre les capacités d'adaptation de la communauté allochtone face aux récents changements qui ont affecté le secteur forestier. Que l'on pense à la mécanisation de la récolte de bois, …
Le monde forestier reçoit une attention particulière de la part de la communauté internationale depuis plus d'une décennie au plan de sa performance environnementale. L'importance des forêts canadiennes associée à une volonté d'action a mené le Conseil Canadien des Ministres des Forêts (CCMF) à élaborer une liste de critères et d'indicateurs de développement forestier durable. Ces critères et leurs indicateurs apparaissent pertinents mais forment un système statique pour apprécier les aspects socio-économiques. Le modèle d'analyse des avantages concurrentiels de Porter représente un outil pour synthétiser l'ensemble des indicateurs socio-économiques reliés aux critères 5 et 6 du CCMF. Il nous permet …
La foresterie, tout comme l'agriculture et la pêche constitue une activité structurante pour les régions rurales. Cependant, le développement régional ne peut se faire sans une connaissance profonde des besoins des propriétaires. En s'appuyant sur cet acquis, il devient alors possible de proposer de nouvelles mesures qui vont réellement dans le sens des intérêts de la population, comme la protection de la biodiversité, des aménagements fauniques. À partir de ces considérations, un sondage a été effectué auprès des propriétaires forestiers de la région du Lac Témiscouata pour déterminer leurs besoins et des priorités d'aménagement. Son originalité vient du fait qu'il …