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La question du destinataire en poésie apparaît incontournable. Si, pour l'analyse du discours, le «tu» constitue un déictique relatif au «je», l'énonciation en première personne ne postule pas moins un «tu», un répondant. La notion de lyrisme représente aujourd'hui un mode de «dire» interactif où on s'intéresse avant tout aux fonctionnalités de l'adresse et de l'apostrophe. La fortune du «tu» dans la poésie québécoise traduit la mise en valeur de cette interaction, qui aurait l'avantage de clarifier le contrat de lecture dont on a pu faire dépendre le discours lyrique. Le lecteur de poésie, se prêtant au jeu de la …