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La thermorégulation chez les oiseaux lors de vols migratoires en ambiance chaude (migration trans-saharienne) n'a pas été résolue par les précédentes études basées essentiellement sur la convection et l'évaporation. Pour tenter d'y parvenir, notre étude a considéré un nouveau paramètre dans l'équation des échanges thermiques entre un oiseau en vol et son environnement : le rayonnement atmosphérique. Pour simuler en laboratoire les conditions thermiques d'un vol migratoire nocturne effectué par temps clair, il a été possible, grâce à des micro-ondes, d'imposer une charge thermique à des pigeons au repos, en posture de vol, à l'intérieur d'une soufflerie équipée de puits …
Dans l'Arctique canadien, les oisons en croissance ont à marcher beaucoup pour s’alimenter, tout en faisant face à de basses températures. Étant donné que l'énergie requise pour la thermorégulation et la locomotion est susceptible de limiter l'énergie disponible pour la croissance, il peut être avantageux d'utiliser la chaleur produite par les muscles locomoteurs comme substitut à la chaleur produite par d'autres mécanismes thermogènes. Nous avons examiné cette possibilité chez des oisons de la Grande Oie des neiges (Anser caerulescens atlanticus) nés en captivité d'œufs prélevés sur l'Île Bylot. Six oisons, âgés entre 6 et 42 d, ont été entraînés à …
Comme le métabolisme de vol des oiseaux migrateurs est très élevé (de 10 à 13 fois le métabolisme basal), les mécanismes de thermorégulation assurant le refroidissement doivent être très performants. Les études menées sur le sujet attribuent les pertes de chaleurs des oiseaux en vol aux mécanismes de convection et d’évaporation, mais le rayonnement thermique est négligé, principalement parce que les expériences ne tiennent pas compte de l’environnement radiatif réel dans lequel évoluent les oiseaux. En effet, comme ils volent principalement la nuit, les oiseaux migrateurs se trouvent presque continuellement sous un puits de rayonnement thermique, constitué par le ciel, …
Chez le pigeon, la production de chaleur pendant un vol prolongé peut être de 10 à 20 fois supérieure à celle mesurée au repos. Puisque le tronc de l'oiseau est pourvu d'un isolant suffisant pour assurer l'homéothermie au repos par temps froid et venteux, la dissipation thermique en vol semble surtout se faire au niveau de sites spécialisés, comme la zone dénudée des pattes. Nos résultats démontrent que la tête du pigeon, lorsqu'exposée à un courant d'air, constitue un site privilégié de déperdition de chaleur. Sous l'effet d'un vent de vitesse comparable à celle d'un vol rapide (100 km/h), la …
La Grande Oie blanche doit subir un jeûne prolongé durant la période d'incubation sur son aire de nidification dans l'Arctique. Onze oies ont été soumises à un jeûne forcé dans le but de décrire les changements survenant dans la masse corporelle, le métabolisme de base et certains métabolites sanguins liés à l'utilisation des réserves. Les oies ont perdu en moyenne 20 à 45 jours, les oies ont perdu de 48% de leur masse initiale. La courbe de perte de poids durant le jeûne animal présente 3 phases qui reflètent un catabolisme des protéines corporelles telles que décrit par Le Maho …
Au cours de vols prolongés, les pigeons arrivent à dissiper une chaleur produite à un taux 15 fois plus élevé qu'au repos. Au moins 80% de cette chaleur doit être perdue par convection, en dépit d'un plumage conçu pour résister au froid et au vent. Les ailes ont été mises sous sédation comme site privilégié de dissipation pendant le vol, mais aucune donnée n'appuyait cette hypothèse vu la difficulté de faire des mesures directes. Pour étudier la question, nous avons mis au point une méthode indirecte basée sur la capacité de refroidissement du corps en s'exposant à un vent contrôlé …
Présentes universellement chez les organismes vivants, les polyamines sont impliquées notamment dans divers phénomènes membranaires, dans la synthèse de l'ADN, la cytocinèse et la médiation de plusieurs activités hormonales. Leurs rôles précis demeurent toutefois assez obscurs. Chez Acanthamoeba, nous avons mis en évidence un pool considérable de 1,3-diaminopropane (DAP). Il s'agit à notre connaissance, du premier cas rapporté où ce composé domine, au premier rang des polyamines. Habituellement, le DAP n'est détecté qu'à l'état de traces, vraisemblablement comme produit de dégradation de la spermidine. Nous avons également démontré que, chez Acanthamoeba, le contenu cellulaire en DAP pouvait varier de façon …
La régulation hydrique intracellulaire s'effectue avec les mêmes classes de solutés chez des organismes très éloignés sur le plan phylogénétique. Cette convergence dans le choix des osmolytes suggère qu'une valeur sélective est associée à leur utilisation. Les études menées chez les bactéries, les animaux et les plantes indiquent que les osmolytes sont en effet choisis pour leur compatibilité avec les enzymes. Ayant même n'ayant été étudié de ce point de vue chez les protozoaires, nous avons entrepris d'investiguer les interactions de divers solutés osmorégulateurs avec la malate déshydrogénase (MDH) produite par Acanthamoeba castellanii. Les enzymes de cette petite amibe du …
La relation couleur-thermorégulation est mal décrite par une croyance populaire voulant que le noir soit énergétiquement avantageux en climat froid et que le blanc soit préférable en milieu tropical. Ce principe réductionniste, bien que respecté par la nature, se contredit facilement à l'aide d'arguments théoriques applicables tant aux plumages qu'aux fourrures. Ainsi, chez l'oiseau, l'influence de la couleur superficielle sur le budget thermique ne peut s'expliquer qu'après une analyse détaillée des échanges de chaleur plumage-environnement et plumage-peau. Cette analyse doit tenir compte des coefficients d'absorption et de transmission du plumage, des gradients thermiques qui y sont créés par l'énergie solaire …
Les pattes des oiseaux, habituellement totalement dépourvues d'isolation, sont depuis longtemps reconnues comme d'importantes voies d'échange de chaleur avec l'environnement. Leur potentiel énorme de dissipation de chaleur a déjà été étudié chez quelques oiseaux de grande taille, surtout aquatiques, tel le goéland et le mallard. Chez un oiseau terrestre comme le pigeon, des mesures quantitatives de la puissance d'échange de chaleur par les pattes n'étaient pas encore disponibles jusqu'ici, bien que la température des pattes et leurs réponses vasculaires à un stress thermique aient été étudiées. Des études calorimétriques nous ont démontré que le flux de chaleur au niveau des …