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Pierre Michon a renouvelé le rapport entre le moi auctorial et la figure de l’autre. Son autobiographie, Vies minuscules (VM, 1984), tente de saisir le parcours personnel de l’auteur par le truchement de figures réelles exogènes, ayant vécu dans son entourage ou celui de sa parentèle. Au lieu d’un autoportrait unifié du moi auctorial, on assiste à l’émergence d’un polyptique hétéroclite qui mime l’émiettement du sujet narrant. A notre sens, cette démarche est due à deux raisons, l’une littéraire et l’autre personnelle : d’abord Michon appartient à cette génération d’auteurs des années 80 dépositaire du discrédit qui a longtemps frappé …