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Dans son œuvre classique, Varieties of Religious Experience, William James apporte deux nouvelles orientations qui, par la suite, ont eu un effet très important sur les discours en théologie et en sciences religieuses: premièrement, il situe le point de départ de son étude dans l'expérience personnelle et concrète de l'individu, et non plus dans un système métaphysique ou théologique préétabli; deuxièmement, il évalue le phénomène religieux non plus par rapport à ses fondements dans une révélation ou dans une tradition religieuse, mais plutôt en fonction de sa valeur pragmatique. Notre relecture de William James nous amène à une comparaison critique …
Au fur et à mesure que les pratiques écologiques dépassent le niveau des décisions individuelles, les discours en éthique environnementale sont portés par, et dirigés vers, des organisations de plus en plus sophistiquées. En analysant des cas significatifs de ce déplacement, nous étudions la production et l'impact des discours normatifs environnementaux et à l'aide de théories socio-culturelles et éthiques tenant compte en particulier de l'apport de la critique post-moderne. Notre hypothèse est que la nouvelle institutionnalisation du discours écologique se fait largement vers des intérêts socio-culturels au dépens d'une éthique de l'écodécision exigée par le nouveau contexte.
Nous examinerons dans quelle mesure le "process thinking" de Whitehead ou de théologiens comme Cobb influence les recherches dans divers domaines, surtout l'éthique environnementale et les sciences de la religion. Souvent on utilise l'un ou l'autre aspect caractéristique du "process thinking" sans en être conscient. Nous tenterons de préparer un état de la recherche sur la référence aux religions autres que chrétienne par les éthiciens de l'environnement. Pourquoi ces références? Y cherche-t-on des preuves, voire des conclusions plus fermes et plus explicites en égard à un rapport renouvelé à l'environnement? Quels sont les principaux concepts de base utilisés dans ces …
Lorsque, en 1973, le philosophe norvégien Arne Naess a forgé le terme "deep ecology", il ne se doutait certainement pas de l'impact que ce concept aurait par la suite. Avec cette "écologie en profondeur" Naess voulait s'opposer à une "écologie superficielle" à laquelle il reprochait de rester à l'intérieur des structures traditionnelles pour résoudre les problèmes de l'environnement. Il proposa un changement radical du paradigme anthropocentrique d'un monde de domination technologique, par un paradigme biorégional où l'être humain s'identifie progressivement à une nature plus grande que l'humanité prise individuellement ou collectivement. Cette idée de "deep ecology" s'est développée dans un …