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Depuis plusieurs années, les groupes autochtones de nombreux pays exigent que leur soient retournés divers objets conservés par les musées, notamment de grands musées européens et nord-américains, mais dans plusieurs cas il y a résistances, voire refus catégoriques, surtout lorsque les politiques actuelles sont déficientes à cet égard. Or, l’application de nouvelles techniques de documentation, en particulier la numérisation 3-D, techniques qui permettent de saisir et d’archiver virtuellement les composantes visibles de tout objet matériel, a ouvert depuis plus d’une décennie la porte à la possibilité de pouvoir conserver l’objet à des fins de recherche et de mise en valeur …
Dans son livre Des îles dans l’histoire, Marshall Sahlins a montré que tout événement est le produit d’une interprétation de situations contingentes que les acteurs de schèmes culturels et fait appel à la conscience historique des acteurs sociaux en lieu et en temps déterminés. Or la formulation d’événements s’inscrit toujours dans des contextes politiques inhérents à l’histoire de chaque société. Le but de cette communication est de discuter de l’événement à la source de l’institution du sacrifice humain des Mochicas (société préhistorique du Pérou, ca. 1er-8e s. ap. J-C) et de ses implications dans le domaine politique. La mise en …
Une partie de l’iconographie des Mochicas, une société du Pérou préhispanique (ca. 1er s. av. J.-C. au VIIIe s. ap. J.-C.), illustre des pratiques sacrificielles centrées sur l’immolation de victimes humaines. Il est ainsi possible d’identifier des groupes et des personnages spécifiques impliqués dans ces contextes, en particulier les experts rituels (les sacrificateurs), les sacrifiés et ceux qui étaient choisis pour les préparer pour la consécration, et d’identifier leur apparence de genre. L’interprétation des actions et des interactions illustrées de ces figurations peut être enrichie par certaines découvertes archéologiques récentes. On constate ainsi que les fonctions d’experts rituels ont été …
L'étude des artefacts par les archéologues vise à identifier la nature et les fonctions de ces objets. Une fois l'artefact décrit et identifié, il peut être exposé en musée et devenir ainsi un témoignage matériel, tangible, du passé aux yeux du public. La façon d'exposer varie selon les musées. Parfois, on privilégie le caractère historique de la collection en reconstituant en image contextes originaux de production et d'utilisation de l'objet. D'autres expositions insistent sur le caractère esthétique des objets. Comment expliquer cette diversité dans les "re-présentations" du passé? En prenant comme exemples les collections d'antiquités péruviennes exposées dans plusieurs musées …
L'analyse des pratiques mortuaires des sociétés passées a donné lieu à de nombreux débats parmi les archéologues. Depuis 25 ans environ, des théories ont été proposées, notamment dans le cadre des recherches effectuées dans le Midwest des États-Unis; ces théories ont permis d'y voir le plus souvent l'application de modèles statistiques. Toutefois, l'absence de réflexion sur le caractère particulier du complexe mortuaire et sur la spécificité historique-culturelle de chaque société, ainsi que la croyance dans l'infaillibilité des méthodes quantitatives, ont souvent des lacunes importantes de ce paradigme. Pour y remédier, des archéologues ont récemment proposé un nouveau paradigme, l'archéologie "contextuelle", …