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En langue standard, la création lexicale fait appel à différents procédés de formation, dérivation, composition, emprunt, etc., qui répondent, chacun à leur manière, au besoin de nommer de nouvelles réalités. En terminologie, la création néologique est quotidienne. Les vocabulaires de spécialité exigent de plus en plus la formation de "termes complexes", termes qui mettent en cause plusieurs mots, liés ou non par une préposition. Le but de cette communication est de présenter deux modèles de formation de termes complexes, qui entrent parfois en concurrence. Le premier consiste à lier deux substantifs à l’aide d’une préposition (ex. : assurance sur la …
Ce que l'on appelle «apposition» varie considérablement d'une grammaire à l'autre. Des constructions aussi différentes que : Inquiet, Pierre se taisait; Montréal, ville cosmopolite ; la ville de Québec ; le Prince Charles ; Il ne voulait qu'une chose, partir pour toujours ; reçoivent cette appellation. On ne s'étonnera donc pas que certains linguistes aient senti la nécessité de varier la terminologie en parlant, par exemple, de GN apposé (Montréal, ville cosmopolite) ou encore d'épithète détachée (Inquiet, Pierre se taisait). L'apposition est considérée comme une fonction adjectivale, au même titre que l'épithète. Pourtant, comparée à celle-ci, l'apposition fait souvent figure …
Les grammairiens ne s'entendent pas sur la nature du mot comme. On l'analyse parfois comme un adverbe ou comme une conjonction, parfois même, comme une préposition. Cette ambiguïté quant à sa nature tient au fait qu'il apparaît en discours dans des structures phrastiques fort différentes. Mentionnons-en quelques-unes: il peut introduire une proposition (Comme il connaît déjà le dossier, je préfère le lui laisser) ; il peut être lié à un nom ou à un adjectif (Il conduit comme un fou / Il était comme fou) ; et il peut n'être rattaché à rien (Il ne riait pas mais c'était tout …
Les «indéfinis» comme catégorie grammaticale présentent plusieurs particularités dont celle-ci : pour la plupart des indéfinis, une même forme se retrouve dans plusieurs catégories grammaticales. Par exemple, même est classé déterminant (adjectif indéfini) dans C'est la même femme qui m'a répondu et dans Cette femme est la patience même ; il est pronom indéfini dans Cette femme, c'est la même que tout à l'heure ; et il est adverbe dans Même les femmes n'ont pas réussi l'épreuve et dans Même malade, elle continue. Les indéfinis semblent donc se répartir entre mots grammaticaux (déterminants, pronoms) et mots lexicaux (adverbes). Les indéfinis …
La psychomécanique du langage, dont l’objet d’étude est strictement linguistique, postule à la base du langage et de la langue l’existence de mécanismes mentaux et d’opérations de pensée. Dans une perspective plus large, les sciences cognitives étudient les schémas de pensée qui sous-tendent l’acquisition et la gestion des connaissances. Ces deux approches, qui sont à la fois semblables et complémentaires, trouvent un terrain commun en didactique des langues étrangères. La présente communication se propose de montrer comment un rapprochement entre ces deux domaines peut conduire à l’élaboration de matériel didactique novateur. Des exemples, puisés parmi les points de grammaire française …
Les pronoms neutres français ça / ce / il présentent, tant dans leur emploi que dans leur signifié, certaines similitudes. Ainsi, les formes ça et ce sont classées toutes deux comme démonstratifs. On peut, par ailleurs, rapprocher ce et il dans leur emploi avec être, par exemple : Il est agréable de se promener le soir / C’est agréable de se promener le soir. Enfin, ça peut se retrouver dans certains emplois habituellement réservés à il, par exemple : Il pleut / Ça pleut. Nous nous proposons, dans un premier temps, de présenter et de comparer les différents emplois de …
En français, comme dans beaucoup de langues, l'article défini a pour origine un démonstratif. Ce lien historique entre ce et le n'est pas étranger au rapprochement que l'on fait constamment entre ces deux déterminants. On retrouve souvent chez les grammairiens et les linguistes l'équation ce = le + A. Si, dans bien des emplois, on peut employer presque indifféremment l'article défini ou le démonstratif, il en est d'autres où l'un d'eux seulement est compétent. Ainsi, pour l'expression de l'universel, seul l'article est possible. Par contre, dans les emplois métaphoriques (ex. : la Terre, cette orange bleue), le démonstratif se montre …