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En psychomécanique du langage, la notion de système évoque d'emblée deux réalités dont elle est indissociable : celle du temps opératif, d'une part, et celle de positions occupables dans le cadre d'une opération de pensée, d'autre part. Tout système suppose en conséquence une ordination des réalités, en nombre fini, qu'il oppose en lui-même. Le système des parties du discours est un système de systèmes et, comme tout système, propose une concevabilité, qui est celle des rapports institués entre les diverses formes générales de mot que sont les parties du discours. Nous nous proposons d'examiner, dans le cadre du système ici …
Parvenir à établir le signifié puissanciel d'une forme suppose, selon la démarche analytique de la psychomécanique du langage, la découverte, sous la diversité des emplois observables de cette forme, d'un fil conducteur, d'un dénominateur commun. Dans le cas des prépositions à et de, Guillaume propose comme signifié puissanciel deux formes de mouvement opposées, celle d'un mouvement d'approche pour la préposition à et celle d'un mouvement d'éloignement pour la préposition de. Nombreux sont en effet les emplois dans lesquels la valeur sémantique de ces prépositions semble, de diverses manières, liée à l'un ou l'autre de ces mouvements. Tout aussi nombreux sont …
Dans la théorie générale de la fonction développée par Gustave Guillaume, la préposition a pour rôle de combler un intervalle psychique inscrit entre deux nœuds de discours. Si telle est la condition opératoire générale de la préposition, les raisons qui créent, dans le mécanisme constructeur de la phrase, les intervalles psychiques en cause et qui suscitent en conséquence le recours à la préposition à titre d'opérateur d'incidence semblent présenter une assez large diversité. La nature des intervalles psychiques que permet de combler la préposition n'est pas la même en effet selon que celle-ci intervient entre deux substantifs, entre un verbe …
Il existe deux cas nettement distincts en inuktitut où une base de mot de nature "nominale", c'est-à-dire désignant une substance, peut se présenter en discours sans être suivie d'un suffixe grammatical. Le premier cas est celui que l'on peut observer dans une phrase telle que : Nanuq [nanuum ittaguq] ("l'ours polaire dans la mer"), où le mot nanuq ("ours polaire") se présente, en apparence du moins, sans suffixe grammatical. Il est à noter que fonction de sujet grammatical, nature de nombre singulier et s'oppose, parmi les noms, aux formes distinctes de nanuq, nanuum, nanuamik, etc. qui expriment, chacune d'elles, dans …