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A la suite de travaux, visant à identifier le mécanisme qui empêche les bactéries d'accumuler un grand nombre de prophages, et qui ont démontré une augmentation de la sensibilité à la chaleur et aux radiations ultraviolettes de certaines souches bactériennes polylysogènes, nous avons voulu vérifier l'existence de ce phénomène chez deux souches: dont l'une trilyogénée et l'autre, la même souche "guérie" de ses prophages, lorsque soumises séparément à différentes conditions de pH. Après un temps de contact de 30 minutes avec une solution tamponnée de pH 3, la viabilité de la souche trilyogène V de S. aureus est grandement réduite …
Nous avons obtenu, par cultures successives en présence d'orangé d'acridine, des mutants avirulents avec une fréquence élevée chez 42% (5/12) de nos souches de S. aureus. Ces mutants ont perdu irréversiblement: les hémolysines, la capacité de coaguler du plasma, la fermentation du mannitol et la virulence chez la souris. Quoique ces mutants deviennent non-typables par lysotypie, plusieurs sont lysogènes pour les mêmes souches indicatrices que la souche originale, ce qui nous permet de les identifier. Ces résultats suggèrent que les indicateurs de virulence de certaines souches de S. aureus sont sous le contrôle d'éléments génétiques extrachromosomiques.
L'addition de certains métabolites des acides nucléiques peut influencer la croissance in vitro de souches de Staphylococcus aureus pathogènes selon leur état métabolique. Ainsi la croissance de la souche prototrophe Wood 46 est réduite de moitié par l'adénine et celle d'un mutant auxotrophe thy- de la même souche est complètement inhibée en absence de thymine. Nous avons retrouvé les effets de ces métabolites dans des extraits provenant de divers sites chez l'animal notamment la cavité péritonéale. Chez l'animal complet, les observations sur la croissance sont plus difficiles à interpréter à cause de la toxicité des bactéries constituant une dose létale.
Certaines souches de Salmonella peuvent présenter deux formes alternatives d'antigène flagellaire, cela pouvait être dû à un agent génétique extrachromosomique qui devrait être éliminable par l'acridine. Dans nos expériences, des souches diphasiques de Salmonella ont été soumises à l'action de l'orangé d'acridine, ce qui a entraîné la perte de l'un ou l'autre des antigènes flagellaires. Quoique pas encore conclusifs, ces résultats sont d'accord avec notre hypothèse de travail.
Relation entre perte de résistance aux antibiotiques et perte de virulence. Possibilité d'une origine génétique extra-chromosomiale.
L'orangé d'acridine, en même temps qu'il fait disparaître les éléments génétiques extra-chromosomiques responsables de la résistance aux antibiotiques des staphylocoques, semble posséder du moins pour certaines souches, le pouvoir de faire disparaître les manifestations expérimentales de la virulence. Ceci peut nous faire conclure à la nature extrachromosomique de la virulence, sans toutefois nous permettre d'affirmer qu'il s'agit d'un même épisome pour la virulence et pour la résistance aux antibiotiques. Cette disparition de la virulence se manifeste par la perte de ses indicateurs in vitro, et par une incapacité à provoquer la mort chez les souris. De plus les mutants qui …
Nous avons éliminé par l'orangé d'acridine les épisomes (ou plasmides) responsables de la résistance à l'érythromycine chez cinq souches pathogènes de Staphylococcus aureus. Chez deux de ces souches il y a eu en même temps disparition irréversible d'indicateurs in vitro de la virulence: coagulase, hémolysines alpha ou bêta, etc., et aussi la capacité de conférer à la souris une infection mortelle par inoculation intracérébrale. Cette observation préliminaire semble suggérer que la virulence des souches de staphylocoques peut être sous la dépendance d'éléments génétiques extrachromosomiaux, peut-être infectieux d'une bactérie à l'autre, comme c'est le cas pour certaines résistances aux antibiotiques. Ceci …