Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Filtrer les résultats
Dès la conquête (1759-1760) le français au Canada est évincé de certains domaines: administration, justice, armée, commerce, industrie etc., et est remplacé par l'anglais. Là où le français est indispensable à cause de la masse francophone, il devient un français de traduction calqué sur l'anglais. Par la suite, confiné à l'Église, à la famille, à l'agriculture, humilié, le français est peu à peu envahi dans tous les domaines par l'anglais. Dans la 2e moitié du 19e siècle on aurait pu prédire la disparition du français au Canada.
Ce qui a été fait jusqu'à maintenant, ce qui reste à faire.
Le français canadien a déjà réussi à se débarrasser d'un nombre considérable d'anglicismes qui étaient d'usage au 19e siècle ou dans la première moitié du 20e. Exemples. Nous croyons que cette épuration déjà amorcée pourra s'accélérer.
Le français commun connait farce et farcir, formes à peu près inconnues ici dans le peuple. Par contre, au cours d'enquêtes sur le terrain, on peut recueillir far, fars ou fard, éfors ou effors, éforer et enforer, formes que nous situerons géographiquement et que nous essayerons de rattacher au vieux fond dialectal et patois français.
Mlle Massignon a fait en Acadie plus d'une vingtaine d'enquêtes dont les résultats sont consignés dans sa thèse. Les mots ou les formes relevés sont souvent proprement acadiens ; il arrive aussi cependant que ces mots et ces formes débordent, quelquefois un peu, quelquefois largement, sur les régions francophones non acadiennes. Plusieurs cartes illustreront ces remarques.
Mlle Massignon a fait en Acadie plus d'une vingtaine d'enquêtes dont les résultats sont consignés dans sa thèse. Les mots ou les formes relevées sont souvent proprement acadiennes; il arrive aussi cependant que ces mots et ces formes débordent, quelquefois un peu, quelquefois largement, sur les régions francophones non acadiennes. Plusieurs cartes illustreront ces remarques.
La géographie linguistique que l'on peut faire ici diffère sensiblement de celle que l'on peut faire en Europe, les éléments cartographiables étant beaucoup moins nombreux. Il est essentiel pour nous de retrouver en France, dans l’ALF, les régions d’où viennent les mots que nous relevons ici.