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Le manuscrit Vat. lat. 9850 comprend une partie importante de l'autographe du "Contra Gentiles". On y voit l'élaboration de la pensée de Thomas d'Aquin, les corrections qu'il apporte à ses premières rédactions. On voudrait donner ici un exemple particulièrement intéressant de ces rédactions successives: le "Contra Gentiles" I, 13, donne, dans l'autographe, quatre "voies" en faveur de l'existence de Dieu qui sont ensuite fondues en une seule dans le texte définitif.
On a remis en question, récemment, l'authenticité de ce livre d'Aristote - cf. A. MANSION dans Rev. phil. de Louvain, 56 (1958). Exposé et discussion des difficultés que soulève ce livre de la Métaphysique: on insistera sur le problème de l'objet de la philosophie première, l'être en tant qu'être, dans ses rapports avec la divinité.
On a souvent présenté, comme typique de l'attitude religieuse, la formule que l'on prête à Tertullien : Credo quia absurdum. Il nous a paru intéressant d'en reprendre l'analyse. Nous avons constaté que seule une triple erreur de méthode permettait une telle affirmation. Nous en concluons que cette formule ne représente pas la pensée de Tertullien sur les rapports entre la foi et la raison.
Une ancienne tradition veut que Thomas d'Aquin ait composé la Summa contra Gentiles à la demande de Raymond de Pegnafort, "qui désirait ardemment la conversion des infidèles". Quelques interprètes modernes mettent en doute cette affirmation: "Au premier regard, on se rend compte que la Somme déborde de beaucoup un manuel missionnaire, même corsé pour la rencontre des élites" (M.-D. Chenu). Nous croyons que rien n'empêche d'admettre la validité du témoignage de Pedro Marsilio, que confirme, de ce point de vue, l'utilisation de la Somme par Raymond Martin.
La philosophie se présente comme une tentative d'explication du réel. Mais comment s'assurer de la validité d'une solution sans la confronter à celles qui ont déjà été proposées pour le même problème ? De là découlent la nécessité d'une étude des philosophies pour la constitution même d'une philosophie et, du même coup, celle d'une connaissance sérieuse des conditions qui en ont permis l'élaboration. Cette nécessité s'avère encore plus impérieuse au niveau de l'éducation et de la formation philosophiques.
L'auteur veut montrer que ce chapitre est une introduction à ce livre I de la Physique et non à l'ensemble des écrits physiques. En effet Aristote y indique le but de ce livre qui est la recherche des principes des êtres physiques (184a 10-15 B); il indique aussi la méthode qu'il entend y appliquer c'est à dire l'analyse des données confuses de l'expérience en leurs causes ou principes. Deux exemples illustrent cette méthode et en précisent le sens.
Il s'agit ici de la connaissance des principes propres des sciences, non des principes communs. Par opposition à la théorie platonicienne de la réminiscence, Aristote souligne fortement l'origine sensible de nos connaissances intellectuelles, de ces universaux que sont les définitions, principes des sciences. On ne retient pas toutefois le reproche de sensualisme fait à ce morceau: son intention antiplatonicienne explique qu'Aristote ait fait porter l'accent sur la causalité matérielle et ait laissé dans l'ombre (à notre regret d'ailleurs) l'activité du "nous".
Aristote reconnaît plusieurs espèces d'homonymies (ou termes à acceptions multiples : ta pollakhôs legomena). La première est due au hasard. La seconde provient d'une certaine ressemblance. La troisième se fonde sur les rapports de causalité que certains termes soutiennent avec un premier: c'est l'attribution des Scolastiques. La quatrième, selon l'analogie, a son fondement dans la similitude des rapports de quatre termes pris deux à deux : la proportionnalité des Scolastiques. On pourrait enfin ajouter une cinquième espèce d'homonymie, mélange de ces deux dernières : l'analogie mixte.