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Les gazons spontanés semi-naturels, (connus d’une façon plus systématique depuis le relevé écologique: projet provincial inauguré en 1941 et continué en 1943), sont très abondants dans Québec. Leur valeur agronomique se mesure à leur productivité annuelle et saisonnière, à leurs qualités alimentaires; elle varie aussi en fonction de leur facilité d’amélioration par la fertilisation appliquée en surface et leur utilité contre les menaces de l’érosion. Cependant leur agressivité, en certains cas, est un sérieux obstacle à l’amélioration générale de nos herbages.
Nos types de gazons se partagent entre deux grands groupes: entre les spontanés, qui sont caractérisés par une composition botanique relativement très stable et constitués d'espèces végétales (indigènes ou naturalisées) qui poussent spontanément, et les types ensemensés, qui nécessitent une protection culturelle plus ou moins intense pour se maintenir plus longuement. Ceux-ci se subdivisent en quatre sous-groupes: gazons à long terme, à court terme, gazons organisés dans la rotation régulière de la ferme, et les gazons annuels; tandis que ceux-là ne renferment que deux sous-groupes: les naturels, rares dans le Québec, et les semi-naturels, sur lesquels l’homme et le climat …
L’an dernier (1940) la Station expérimentale fédérale de Ste-Anne-de-la-Pocatière élaborait une nouvelle méthode de relevé écologique de nos ressources d’herbages. Elle fut appliquée avec succès, et est maintenant adoptée par le Comité provincial des Pâturages du Québec, sous le patronage duquel se réalise le relevé écologique. Dans cette méthode, on se sert des cartes pédologiques et l’on trouve pour chaque type de sol, le type de gazon semi-naturel correspondant, ainsi que les types de pâturage améliorés par des moyens connus. Ces derniers renseignements permettent de formuler des recommandations pratiques (éprouvées) et spécifiques pour chaque habitat agronomique important.
L’idée fondamentale est «l’habitat agronomique important»; celui-ci est déterminé par le relevé écologique des herbages. Le travail porte sur les plantes à foin et celles plutôt adoptées aux conditions du milieu, — pâturage. Pour chaque habitat agricole important on essaie de trouver les meilleures façons culturales, fertilisation, semis, systèmes de paissance et de coupe, ainsi que les plantes les mieux adaptées à ces divers milieux. On s’occupe de l’amélioration des espèces végétales les plus prometteuses et de la production de graines de semence de celle-ci.
Avant de lancer un programme de rénovation systématique et économique de nos herbages, il faut savoir ce qu’il faut rénover. Il importe donc de faire un relevé des différents types botaniques d’herbages et des conditions environnantes qui s’associent à chacun de ces types. Il faudrait connaître la production potentielle de chaque complexe de conditions environnantes (de chaque habitat), et déterminer les méthodes d’amélioration qui permettent de réaliser cette production potentielle et économique. Avec un tel programme de recherches basées sur les conditions locales ou régionales, on dresserait un code d’herbages bien détaillé, bien élaboré, qui apporterait à certains problèmes agricoles …